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Publié : 10 octobre 2013
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Revue de presse : communiqué ’la prime de la honte’

PETITE REVUE DE PRESSE ...

 

 

 

- article paru dans le FIGARO du 9/10

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Rythmes scolaires : la prime de la discorde

 

Le rectorat d’Indre-et-Loire avait prévu une indemnité de 94,12 euros pour les directeurs d’école. Le ministère a refusé.

Les 173 directeurs d’écoles du département d’Indre-et-Loire appliquant depuis septembre la réforme des rythmes scolaires ont bien failli toucher une indemnité de 94,12 euros. Ils en avaient même été informés par courrier. Mais le ministère de l’Éducation, soucieux de ne pas allumer un nouvel incendie sur ce dossier brûlant, a mis un frein à cette « initiative locale ».

En dégageant cette somme, tirée de son enveloppe « indemnité péri-éduca­tive » (IPE) - qui rémunère les activités des enseignants hors temps scolaire -, le directeur académique du département souhaitait récompenser l’investissement de ces personnels dans la mise en œuvre du décret Peillon. Dans l’Indre-et-Loire, la moitié des élèves sont passés aux quatre jours et demi.

« L’attribution de cette indemnité relève effectivement des prérogatives du directeur académique, mais dans le contexte actuel, alors que le ministère de l’Éducation nationale s’apprête à ouvrir des discussions sur le métier d’enseignant, l’initiative n’était pas opportune », explique la rec­trice d’Orléans-Tours, que l’idée avait pourtant séduite. Cette indemnité aurait même pu être étendue à l’académie… « Nous en avions parlé début octobre avec l’ensemble des directeurs académiques, plutôt favorables à l’idée de faire un geste. J’ai donc contacté le ministère », poursuit Marie Reynier. Trop tôt, a estimé ce dernier. Vincent Peillon qui, dans le cadre d’une réforme des rythmes largement décriée par les enseignants, a déjà consenti à lâcher une indemnité de 400 euros aux professeurs du premier degré, s’apprête en effet à ouvrir de délicates négociations autour du statut. Et entend bien garder un cap national sur la question. Sage décision face à l’immé­diate levée de boucliers.

« La prime de la honte », pour le syndicat SUD-éducation d’Indre-et-Loire, qui a fait remonter l’information et ainsi titré son communiqué du 6 octobre. « Les directeurs d’écoles nous l’ont soufflée », explique le syndicat, qui a jugé le montant dérisoire et la mesure injuste. Dénonçant « une politique de primes au mérite dans l’Éducation nationale » et une « volonté d’acheter la paix sociale, voire de diviser pour mieux régner », il s’est empressé de réclamer « une hausse immédiate de 400 € de tous les salaires ».

Une brèche dans laquelle les syndicats du premier degré se sont aussitôt engouffrés, rappelant le ministre à sa mission « nationale ». L’Unsa, qui milite pour une reconnaissance du travail « invisible » des directeurs d’école, a adressé le 9 octobre un courrier à Vincent Peillon. « Je vous demande que la mesure initiée à Orléans-Tours soit étendue à l’ensemble des académies », écrit son secrétaire général, Christian Chevalier. « Vous avez annoncé la mise en place d’un groupe de travail spécifique “directeurs d’école” dans le cadre des négociations métiers. Nous n’en connaissons pas à ce jour le calendrier. Il y a urgence ! »

Alors que, depuis des mois déjà, le Snuipp, principal syndicat d’enseignants du primaire, et de nombreux élus pointent les écarts de moyens d’une com­mune à une autre pour mettre en place la ­réforme, des différences de traitement avérées entre les académies auraient été plutôt mal perçues. Le directeur académique d’Indre-et-Loire devra expliquer tout cela à ses directeurs d’école…

 

 

 

- article paru dans la NR du 8/10/2013

Sud Éducation dénonce " la prime de la honte "

08/10/2013 05:22

 

Selon le syndicat Sud Éducation 37, l’Éducation nationale s’apprête à octroyer une prime de 94,12 € aux 135 directeurs des écoles du département qui appliquent dès cette année la semaine de quatre jours et demi. Pour le syndicat, cette prime exceptionnelle (accordée pour une année seulement) est « honteuse » à plus d’un titre. « Elle témoigne du mépris du travail effectué par les directeurs depuis l’année dernière » en amont de la réforme des rythmes scolaires. Elle est également injuste vis-à-vis des enseignants qui sont impliqués dans la mise en œuvre de la réforme sur le terrain et des autres chefs d’établissement qui la préparent pour la rentrée 2014

Dans un communiqué, Sud Éducation 37 dénonce cette « prime au mérite… qui ne fait que cacher des difficultés organisationnelles grandissantes ». Le syndicat y voit la volonté de l’administration « d’acheter la paix sociale, voire de diviser pour mieux régner alors que dans la plupart des communes, la réforme pose de graves difficultés. »

 

 

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