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Publié : 14 mai 2013
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LES NOUVELLES DU MARDI 14 MAI

LES NOUVELLES DU MARDI (...)

LES
NOUVELLES DU MARDI 14 MAI

Sud
éducation 37

 </bloc>Fachosphère
locale.
Solidaires
37 condamne fermement l’agression des 3 militants du PCF le
mercredi 8 mai par les fascistes de "Vox Populi".

Cela
fait plusieurs années que nous dénonçons régulièrement les
agissements de ce groupe et demandons, en vain, aux autorités
municipales et préfectorales de prendre leurs responsabilités. Nous
constatons que pour une organisation regroupant une trentaine de
militant-es, le nombre de plaintes déposées commence à être
conséquent. Pour preuve, ces 10 derniers jours, au moins 4 plaintes
ont été déposées à leur encontre.Souvenons-nous aussi de
l’affaire Malikah R. à Amboise qui a subi pendant 6 semaines les
agressions racistes et insultes sexistes d’un militant de Vox, Marc
Poustomis (une main courante a été déposée, la gendarmerie ayant
refusé d’enregistrer la plainte). Signalons aussi incarcération de 
Morgan Lamarque, un militant de Vox populi / Loups turonnes après
qu’il ait failli égorger le client d’un bar à Tours en décembre
2012.

Une
méthode de management qui gagne le service public : l’évaluation,
arme de destruction.

« 
Parfois décrit comme une maladie de civilisation, le syndrome
d’épuisement professionnel, ou burn-out, touche particulièrement
les travailleurs les plus zélés. Peut-être parce que, en plus de
générer une anxiété permanente, les exigences du management
aboutissent à dénaturer l’activité et à en déposséder ceux
qui l’exercent. Censé favoriser la « qualité », le « 
benchmarking » sévit aussi bien dans le public que dans le privé
 », annoncent les deux auteurs (I. Bruno et E. Didier) de cet article
du Monde
Diplomatique de mai 2013.

Concrètement,
dans l’Éducation nationale, ça donne :
la
part modulable dans les réseaux Éclairs

(Écoles,
collèges, Lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite).
Censés lutter contre « les difficultés en matière de climat
scolaire et de violences », les réseaux Éclairs ont permis de
diminuer le nombre d’établissements faisant partie des zones
prioritaires et les quelques moyens supplémentaires qui y sont
(encore) attribués. Ces dispositifs permettent (…) d’expérimenter
la gestion libérale de l’école de demain avec l’attribution
d’une part modulable de salaire. Depuis l’an dernier, à la
traditionnelle « prime ZEP » (un peu moins de 1200 euros par an)
peut s’ajouter pour les enseignants du premier degré travaillant
en zone ÉCLAIR une part modulable pouvant aller jusqu’à 2400
euros par an. Les critères d’attribution de cette prime varient
d’un département à l’autre mais restent toujours opaques et
soumis à l’arbitraire de la hiérarchie. Pas besoin d’être
extra-lucide pour comprendre que cette part modulable de la prime ZEP
vise à récompenser la docilité des personnels, à « piloter »
efficacement les réseaux en récompensant les projets « à la mode
 ». Bref, du « diviser pour mieux régner ». Surtout cette part
modulable prépare les mentalités à accepter l’idée que les plus
méritant-e-s doivent toucher plus que les autres : c’est
justement l’objet des discussions sur les nouveaux statuts du
secondaire.

Éducation
artistique et culturelle : nouvelle circulaire

(pour
de nouveau tourner en rond ?) : « Le conseil des maîtres à l’école
primaire (…) fait des propositions pour assurer la diversité et la
progressivité du parcours des élèves. Par exemple, le conseil des
maîtres (...) propose un grand domaine des arts et de la culture qui
fera l’objet d’actions spécifiques au sein de l’école (...) durant
l’année scolaire. Les choix des équipes privilégient la démarche
de projet en partenariat et s’appuient notamment pour cela sur les
ressources culturelles développées par les différents partenaires
du territoire concerné... Ces actions, inscrites dans le projet
d’école ou d’établissement, s’articulent avec les activités menées
par chaque enseignant dans le domaine des arts et de la culture au
sein de sa classe, selon son projet et dans le respect de sa liberté
pédagogique". » Pour

 :
« On a ainsi regroupé à peu près tout ce que l’École a du mal à
faire : la concertation avec son environnement extérieur, la
pédagogie de projet... et l’absence de programmes au moins pour le
moment." C’est mal engagé, en somme...

Renvoyée.
Beaucoup
rêvent de lire ce genre de texte en y changeant nom et prénom.
L’UNSA et la FSU, en attente d’une hiérarchie plus « compréhensive
 », c’étaient plaint de la dame, qui redevient IPR quand même, pas
de bol... « Par décret du Président de la République en date du
10 mai 2013, il est mis fin, dans l’intérêt du service, aux
fonctions et au détachement de Mme Agnès Picot-Grandjean,
inspectrice d’académie inspectrice pédagogique régionale, dans
l’emploi de directrice académique des services de l’éducation
nationale du département de Loir-et-Cher. Mme Agnès Picot-Grandjean
est réintégrée dans son corps d’origine. » Source.

Angleterre
 : moins payer les profs pour engraisser les chefs.

« 
La privatisation de l’éducation impulsée par le gouvernement
conservateur a permis de restaurer la hiérarchie dans les
établissements. Selon le recensement annuel réalisé par le
Departement of Education, le salaire moyen des enseignants anglais a
diminué de près de 1000 livres en un an. En effet les enseignants
travaillant dans les (...) écoles privées financées sur fonds
publics, gagnent 900 livres de moins dans le primaire que dans les
écoles restées publiques (35 200 £ contre 36 100 £). Or en deux
ans dans le seul secondaire, le nombre d’enseignants

travaillant
dans les écoles publiques est passé de 200 000 à 105 000.
Parallèlement le salaire des chefs d’établissement a augmenté. La
salaire d’un chef d’établissement public est de 60 900 quand il est
de 61 900 dans les académies... Source.