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Publié : 19 février 2018
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Grève contre les oppressions faites aux femmes

  • Lutte pour l’égalité des droits, en particularité l’égalité des salaires.
  • Lutte contre le harcèlement au travail avec l’affaire Weinstein.
  • Lutte contre les violences sexuelles avec le #balancetonporc.
  • Lutte pour une langue moins genrée avec le débat sur l’écriture inclusive.

Cependant, rien n’a été gagné : le combat pour une égalité de fait entre tou-t-es continue !

Le 8 mars est l’occasion pour les femmes de rendre visible les luttes nécessaires contre la domination patriarcale.

Dans tous les domaines (travail, vie publique, culture, langue…) les
femmes sont reléguées au second plan et invisibilisées. Quelle image
vous vient en tête lorsque vous lisez la phrase « En 1936, les ouvriers
bloquent les usines » (combien de moustachus à casquette voyez-vous ?) ?
Sur les 20 derniers prix Nobel de littérature, seulement 5 sont des
femmes. La moitié de l’humanité ne doit pas se laisser dominer par
l’autre sous couvert d’une norme sociale ancestrale. Révoltons-nous pour
obtenir une réelle égalité au travail, dans les tâches domestiques
ainsi que dans l’ensemble de la société.

Les réformes actuelles dans le monde de l’éducation entérinent les inégalités femmes/hommes

  • Le retour à la semaine de 4 jours pénalise
    davantage les femmes qui libèrent leur mercredi pour s’occuper des
    enfants (un tiers des emplois féminins sont à temps partiel).
    L’injonction sociale d’être une « bonne mère » pèse sur la carrière,
    d’autant qu’avec un salaire inférieur en moyenne de 24% à celui d’un
    homme, l’impact économique sur le foyer est moindre si c’est la femme
    qui perd une journée de salaire.
  • L’avancement dans l’éducation
    nationale privilégie les hommes. Avec le PPCR, les hommes passent plus
    facilement à la classe exceptionnelle car ils sont sur-représentés dans
    les fonctions de direction, conseil pédagogique… dans un secteur
    pourtant largement féminin.
  • La critique de l’écriture inclusive
    et de feu les ABCD de l’égalité par JM Blanquer montre qu’il ne faut
    rien attendre de notre Ministère pour œuvrer à l’égalité femmes-hommes
    et à la lutte contre les discriminations sexistes, LGBTQIphobes.
  • Quand y aura-t-il dans chaque établissement une véritable éducation à
    la sexualité évoquant le clitoris, le rôle du plaisir, l’importance du
    consentement (et non pas une sexualité vue sous le seul angle
    reproductif) ?

Au-delà de notre champ professionnel, les politiques libérales à l’œuvre sapent les droits des femmes

  • Les politiques d’austérité dans le secteur du
    social et de la santé pèsent sur les femmes qui s’occupent très
    largement du soin aux enfants et aux ascendants, et réduit leur droit
    d’accès à l’IVG.
  • Les réformes du code du travail fragilisent
    encore plus les femmes salariées, qui sont sur-représentées dans les
    emplois les plus précaires (temps partiels, CDD).

La complaisance dont bénéficient les mouvements réactionnaires
(Manif pour Tous et consorts) tend à légitimer une vision rétrograde et
inégalitaire des rapports femmes-hommes, et les discours d’extrême
droite n’hésitent pas à instrumentaliser le féminisme à des fins
racistes.

C’est par leurs mobilisations propres que les femmes ont obtenu des droits !

Pour débattre de ces questions et construire nos revendications : rassemblons-nous dans des AG en mixité et/ou non-mixité (agentes, enseignantes, CPE, AED, infirmière, assistante sociale, COP, …). Pour faire entendre notre voix : GREVE, ACTIONS ET MANIFESTATION LE 8 MARS

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Tract 8 mars - Sud éducatio