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Publié : 15 novembre
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Projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants

À l’été 2017, des dizaines de milliers de bacheliers et bachelières se sont retrouvé⋅e⋅s sans affectation dans le supérieur.

Pourtant cette situation de crise était tout sauf imprévue.Si tant de bachelier⋅e⋅s se sont retrouvé⋅e⋅s sur le carreau, c’est le résultat d’un manque de moyens alloués aux universités afin qu’elles puissent assurer leur mission dans le cadre d’une augmentation importante et durable du nombre d’étudiant⋅e⋅s prévue depuis 20 ans. Il manque l’équivalent de trois universités en France pour accueillir l’ensemble des bacheliers et bachelières alors qu’ils et elles étaient 200 000 de plus ces dernières années et seront à nouveau entre 40 et 50 000 supplémentaires l’an prochain.

Mais au lieu de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour accueillir dignement, encadrer et garantir la réussite de toutes et tous, le gouvernement en prenant comme prétexte le fiasco organisé d’APB, en profite pour établir purement et simplement la sélection à l’entrée à l’université.

À la sélection par l’échec dû au manque de places et de moyens, il ajoute une sélection officielle qui va d’autant plus accentuer la sélection sociale.
Répondre à l’échec par la sélection, c’est se féliciter d’apprendre à nager aux poissons. En finir avec le baccalauréat comme premier diplôme universitaire, individualiser les parcours, mettre en place les pré-requis, c’est accentuer encore la sélection sociale, les mécanismes de reproductions et donc les inégalités.

De plus, la réforme compte faire reposer une partie du travail de sélection sur les enseignant⋅e⋅s du secondaire. Les mêmes qui étaient accusé⋅e⋅s par le gouvernement de ne pas suffisamment accompagner leurs élèves dans leurs vœux APB vont être chargé⋅e⋅s d’émettre un avis sur chaque vœu des élèves de terminale. Cela revient à faire effectuer un
travail de tri et risque de transformer les conseils de classe qui doivent déjà donner l’avis pour le jury de bac en conseils d’orientations à rallonge. De plus, comment croire que les enseignant⋅e⋅s pourront connaître les 12 000 formations existantes ? Il est hors de question d’accepter tant cette nouvelle surcharge de travail gratuit que le rôle qui serait ainsi attribué aux professeur⋅e⋅s.

C’est pourquoi nous considérons que ce projet de loi est inacceptable.

Pour la fédération SUD éducation et l’union syndicale Solidaires, l’urgence est de garantir effectivement l’égalité du droit à l’éducation et aux études supérieures et d’assurer les conditions d’une véritable formation émancipatrice avec de véritables moyens à la hauteur des besoins.


SUD éducation et l’Union Syndicale Solidaires s’engagent dans la construction de la lutte pour enrayer cette
contre-révolution du système éducatif, une lutte qui s’inscrit dans le mouvement global de refus des politiques néo-libérales de Monsieur Macron et de son gouvernement.

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déclaration-liminaire-CSE-2017-11-9