local : MAISON DES SYNDICATS
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Publié : 13 septembre
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(NR) A 4.000, ils n’ont pas été fainéants

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[http://www.lanouvellerepublique.fr/...;;http://www.lanouvellerepublique.fr/...]

A 4.000, ils n’ont pas été fainéants

3.600 selon la police, 4.500 selon les syndicats.

Pas la manifestation du siècle mais à la hauteur des espérances syndicales. Même FO était dans le cortège à Tours au milieu de beaucoup de retraités et fonctionnaires.

 

Sur l’air de « Milord », la Piaf « anarchiste-libertaire », comme elle se présente, se moque de Macron : « Allez, allez les gars, allez, allez, les filles… » Isabelle a été la « voix » de la manifestation hier matin à Tours. Une voix cassée, un profil de Titi parisien, blonde pétillante, en jean, sweat et baskets blanches, ayant bossé dans la restauration, et un mari à la CGT, « mais pas moi »… La Tourangelle de Pont-de-Ruan a assuré le spectacle deux heures durant. Un véritable
tourbillon !

Une chanson revendicative ici, des slogans là, qu’elle distribue à la volée, sifflet entre les dents, appelant les curieux postés aux balcons des immeubles « à descendre dans la rue eux aussi ». Hier, c’était son baptême du feu dans le rôle de chef de foule mais, depuis vingt ans, elle a été de tous les combats sociaux, précise-t-elle. « Le Medef est partout, la justice nulle part… Face aux actionnaires, on ne se laisse pas faire… Les riches sont toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres, où est la logique ? » Dans le quartier des halles, elle répétait à gogo le slogan : « Sans argent, plus de commerçants ! » Impossible de l’arrêter ! « Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère… » Elle aura tenu le pavé toute la matinée, entre la place de la Liberté et la Loire ! Beaucoup de fonctionnaires, de retraités ont marché avec elle, environ 4.000 personnes, sans aucune bienveillance pour le pouvoir en place et le président « marcheur ». Les ordonnances, les réformes, tout a été passé à la moulinette, même les propos du chef de l’État sur les « fainéants ». Ces personnels du lycée Albert-Bayet commentaient : « C’est méprisant de sa part. Il y a le petit peuple d’un côté, le grand Napoléon de l’autre. » 

Autour d’Isabelle, il y avait aussi le bataillon FO, malgré les consignes de la direction, la CGT en rangs serrés, Solidaires, FSU, des partis de gauche, les « municipaux », cheminots et métallos, SKF, électriciens et gaziers…

O.P.