local : MAISON DES SYNDICATS
18 rue de l'Oiselet   -   La Camusière
37550    Saint Avertin
local :  02.47.85.11.15
portable : 07 81 55 42 14

 courriel : sudeduc37@gmail.com

Publié : 10 février
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Les nouvelles de la semaine du 10-02-2017

On est en vacances, on est content, on va retourner au tribunal, on va rentrer nos bulletins sur le livret scolaire numérique, et puis quand on aura fait tout ça, bah, ce sera la reprise !


Agenda :
Vendredi 10 février  : vacances !!! Pour bien les commencer, une conférence gesticulée, à 19h, au centre de vie du Sanitas, co-organisé par l’Engrenage, Osez le féminisme 37 et le Planning Familial 37.
Samedi 11 février
 : rassemblement devant « la Barque », le café associatif de la rue Colbert, 14 h, en soutien aux salariés.
Mercredi 8 mars : journée des femmes, on vous tiendra au courant des initiatives locales qui auront lieu au cours de cette journée. RDV 15 h 40, place Jean Jaurès.


Les JRE en cassation … le combat continue !

Les JRE se pourvoient en cassation ! Le 30 janvier 2017, la cour d’appel d’Orléans a confirmé en appel, le jugement pour diffamation qui opposait une enseignante de Joué-les-tours et Mmes Belghoul et Hassan. Notre camarade avait été attaquée et diffamée sur les réseaux sociaux par la présidente locale des JRE.
En première instance, le 19 mai 2016, au tribunal correctionnel de Tours, Mmes Belghoul & Hassan étaient reconnues coupables de diffamation, de complicité de diffamation et écopaient de peines d’amende, ainsi que de la publication du dit-jugement, à leurs frais dans La Nouvelle République, Le Monde et Le Figaro. Elles étaient également condamnées à verser solidairement des dommages et intérêts à l’enseignante diffamée. Ayant fait appel de cette décision, Mmes Belghoul et Hassan ont été plus lourdement condamnées pénalement et civilement, et de nouveau reconnues coupables de diffamation et complicité de diffamation. La Cour d’appel d’Orléans a augmenté́ les peines d’amendes pénales et civiles. Elles doivent notamment verser solidairement 15000€ au titre des dommages et intérêts.
La fédération Sud Education a pris acte de cette nouvelle condamnation. Mais le répit a été de courte durée pour notre camarade puisque nous avons appris vendredi 4 février que Mmes Belghoul et Hassan se pourvoyaient en cassation. Le combat continue donc pour notre camarade. Plus que jamais, face à ces attaques ignobles ; la fédération SUD éducation la soutient au côté de SUD éducation 37.

Ces mouvements nauséabonds véhiculant des valeurs d’extrême droite ne doivent plus avoir une quelconque légitimité.
La fédération Sud Education soutient et soutiendra tout-e collègue attaqué-e- par toutes les organisations intégristes, réactionnaires voire fascisantes.
L’extrême droite est notre pire ennemie, nous ne la laisserons pas impunément agir, dans l’Éducation nationale comme ailleurs.

Le livret scolaire numérique : attention flicage !
Mercredi après-midi, je me suis (auto)formée avec mon équipe, grâce à un powerpoint lu par ma directrice, à la mise en place et à la prise en main de mon nouveau merveilleux outil numérique au service de l’égalité et de l’émancipation de tous : le livret scolaire unique.
Je découvre donc la nouvelle grille de notation des objectifs (pas atteints, partiellement atteints, atteints, dépassés), qui me fait vaguement pensé à un lexique médical employé pour la grippe H1N1… Etant donné que je ne vais pas évaluer un objectif non atteint (c’est con pédagogiquement, non ?), que j’évalue assez peu des objectifs dépassés (en général, j’évalue les notions travaillées par tous, et je n’évalue pas ce qui n’a pas encore été travaillé, mais peut-être je suis bizarre ?), il me reste donc deux cases au choix….whaou…un vrai progrès !
Accessoirement, entre les parcours éducatifs et culturels (dans lequel je vais inscrire mes projets), les renseignements concernant le RASED, les APC, les PPRE ( je vais indiquer le nombre de suivis, les raisons, les objectifs…), je comprends mieux la réforme de l’évaluation des enseignants. Pour les inspecteurs plus besoin de se déplacer pour voir 1 heure de vie de classe, tout est en ligne !
Et je ne vous parle pas de la fracture numérique (tiens, un terme médical encore…), parce que on est bien d’accord, tout le monde il a accès à le internet, de chez lui, sur des tablettes, des smartphones, et même la fibre maintenant elle est à Vesoul, c’est Orange qui le dit.

Réforme de l’évaluation des enseignants : le Ministère ignore les syndicats.
SUD éducation , la CGT éduc’action et la FNEC-FP-FO appelaient les personnels à participer aux rassemblements organisés au ministère et devant de nombreux rectorats et DSDEN le 1er février, afin d’y déposer l’ensemble des motions, pétitions, prises de position demandant l’abandon du projet ministériel sur l’évaluation et les carrières dans le cadre du PPCR (protocole sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations).
A Paris, où plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées, avec des milliers de pétitions, le ministère a refusé de recevoir en audience les organisations syndicales, allant même jusqu’à proposer que ce soit le chef de la sécurité qui prenne les pétitions !
Cette attitude méprisante cache sans doute aussi l’embarras du ministère alors que les personnels voient leurs salaires baisser en janvier, même si c’est de manière conjoncturelle.
SUD éducation continue de revendiquer l’abandon de la réforme de l’évaluation et des carrières des personnels d’enseignement et d’éducation, et plus largement l’abandon du PPCR.
Nous refusons toujours que certain-e-s d’entre nous avancent plus lentement que les autres dans leur carrière car nous sommes opposé-e-s à toute forme de salaire au mérite.

Nous affirmons notre volonté de voir l’évaluation totalement déconnectée du déroulement des carrières et des rémunérations.

Nous revendiquons la réduction du temps de service des personnels en présence des élèves pour favoriser la concertation des équipes et les échanges pédagogiques entre collègues.

Nous voulons un droit réel à la formation continue choisie sur temps de service, qui permette aux enseignant-e-s de se rencontrer et d’échanger sur leurs pratiques, et une augmentation importante des droits à congés formation, sujets sur lesquels le projet ministériel reste muet.