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Publié : 3 février
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Les nouvelles de la semaine du 03-02-2017

Cette semaine, une victoire, des miettes de postes, et des luttes en cours.


Mais une certitude : rien n’est jamais vain, et la condamnation des JRE reconnues coupables de diffamation dans l’affaire de l’école Blotterie en est la preuve bien réelle !

 

Agenda 

Samedi 4 février : repas franco-soudanais, en soutien aux résidents du CAO de Saint-Pierre-des-Corps, salle Joliot Curie, à Saint-Pierre-des-Corps, à partir de 19h. Pour confirmer votre présence, un petit message à collectifmigrantsspdc@lists.riseup.net

Jeudi 9 février : c’est la journée du refus de délit de solidarité. Pour marquer cet événement, une réunion publique, suivie d’un repas, est organisée au foyer des cheminots, 11 rue Blaise Pascal, de 18h à 22h. « Si la solidarité est un délit, nous revendiquons la désobéissance civile. La riposte s’impose et doit être la plus large possible. »

Samedi 11 février : rassemblement devant le café « La Barque » à 14h, en soutien aux salariés et usagers de ce lieu.

Les JRE condamnées, la diffamation est reconnue envers l’enseignante de l’école Blotterie (Joué-lès-Tours)

Ce 30 janvier 2017, la cour d’appel d’Orléans a rendu le jugement en délibéré dans le procès en appel pour diffamation opposant Mmes Belghoul et Hassan, de l’association JRE (Journée de Retrait de l’Ecole) à une enseignante de Joué-les-Tours.

En effet, en première instance, le 19 mai 2016, au tribunal correctionnel de Tours, Mmes Belghoul & Hassan étaient reconnues coupables de diffamation, de complicité de diffamation et écopaient de peines d’amende, ainsi que de la publication du dit-jugement, à leurs frais dans La Nouvelle République, Le Monde et Le Figaro. Elles étaient également condamnées à verser solidairement des dommages et intérêts à l’enseignante diffamée.

Ayant fait appel de cette décision, Mmes Belghoul et Hassan ont été plus lourdement condamnées pénalement et civilement, et de nouveau reconnues coupables de diffamation et complicité de diffamation. La Cour d’appel d’Orléans a augmenté les peines d’amendes pénales et civiles. Elles doivent notamment verser solidairement 15000€ au titre des dommages et intérêts.

Sud Education 37 et Solidaires 37, les syndicats qui ont défendu l’enseignante tout au long de cette affaire nauséabonde, continueront à combattre toutes les attaques faites à l’école publique et laïque et soutiendront tous les collègues subissant de telles attaques.

 

La carte scolaire 2017/2018 : 52 postes en plus, encore trop peu !

52 postes supplémentaires pour le 1er degré en Indre-et-Loire pour l’année scolaire à venir. Un mieux, mais c’est encore trop peu. 22 postes pour les remplacements : la semaine dernière sur la seule circonscription de Tours centre, il en manquait une quinzaine…Comment se réjouir de cette rustine, qui d’ores et déjà s’avèrera insuffisante. Ce mois-ci encore une fois, de nombreux collègues se sont trouvés dans des situations très compliquées lorsque ils ont dû, matin après matin, faire le constat du non remplacement d’un ou plusieurs de leurs collègues, répartir les élèves dans les classes restantes, annuler au dernier moment les sorties prévues (musée, piscine, sport, cinéma), et se trouver dans la situation de passer outre les consignes de sécurité. Nous avons noté des classes à plus de 40 élèves la semaine dernière dans certaines écoles. Dans ces conditions il ne s’agit que de gardiennage… pour éviter les remontées de parents d’élèves. 

L’école se transforme en vaste garderie, dangereuse du fait de la surpopulation dans des locaux inappropriés, éreintante pour les collègues présents, stressante pour les élèves et inquiétante pour les familles, et tout cela sans aucune autre réponse de l’administration que « nous n’avons pas de remplaçants. » 

De même l’IA affiche que les 52 postes permettent d’atteindre les « cibles » du ministère. Tant mieux pour le ministère, mais pour nous la cible est toujours la même : la réduction du nombre d’élèves par classe, chiffre qui reste bien trop élevé dans de très nombreuses situations. 

De la même façon, nous constatons toujours l’état très difficile des dispositifs RASED que la création d’un seul poste vient compléter, alors même que nombre de réseaux départementaux ne sont pas complets. 

 

La grève des ATSEM

Ils étaient presque une centaine devant les grilles de la Préfecture pour manifester mercredi matin. A la veille d’une réunion sur la définition de leur rôle au sein de l’Education nationale, les Atsem demandent l’élaboration d’une charte pour une meilleure reconnaissance de leur métier et une uniformisation de leur statut. Les différences entre communes sont grandes, sur les taux d’encadrement, les missions. Cette disparité de traitement et de conditions de travail découlent du fait que les communes n’ont plus l’obligation d’attribuer un agent par classe.

Vous pouvez nous envoyer vos témoignages concernant les conditions de travail des ATSEM dans vos établissements.