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Publié : 25 novembre 2016
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Les nouvelles de la semaine du 25/11/16

Le LSUN : on pourrait croire à un anglicisme sympathique, mais non….Sinon, toujours en lutte contre les APC dans le primaire. Les luttes se ressemblent, les réformes aussi sans doute. ..

Le Livret scolaire Unique Numérique : la nouvelle usine à gaz made in MEN

Annoncé en grandes pompes par le Ministère, le nouvel outil d’évaluation, au bel acronyme de LSUN, doit être mis en place dans l’urgence, et de préférence au forceps.

Pourquoi Sud Education s ’oppose à ce nouvel outil numérique ?

  • Parce que cet outil standardisé nous mène droit vers une uniformisation des évaluations, et donc des pratiques.
  • Parce qu’il est imprécis dans les champs et les domaines et ne permet pas de donner une évaluation précise des compétences de l’élève. Pour exemple, dans le même champ à valider, on trouve « nombres et calcul  ».
  • Parce que le numérique à tout crin et les dossiers informatisés ne permettent en rien l’anonymat. C’est un fichage généralisé et perméable entre académies et écoles. De plus aucun garde-fou contre les dérives de tel système général d’information : rappelons nous les dangers de base élèves dans une situation où la « chasse » aux irréguliers est de mise.
  • Parce que ce nouvel outil, qui vient en plus de ceux existant déjà (et non en remplacement) va générer une augmentation du temps de travail, qui sera encore une fois absolument pas prise en compte. On le voit d’ailleurs à l’heure actuelle dans le second degré où en ce moment les enseignants remplissent les bulletins des premiers conseils de classe sur les ENT, et s’arrachent déjà les cheveux…
  • Parce que le LSUN n’est pas un outil de bilan qui ferait état des progrès et évolutions des élèves mais une « attestation » de mise en conformité des enseignant-e-s avec les programmes et les injonctions institutionnelles. Des artifices pour faire accroire en cochant des cases que l’école remplit bien sa mission.
  • Parce que ce nouvel outil numérique participe de fait à l’agrandissement de la fracture numérique, et par extension amplifie les inégalités sociales.
  • Parce que cet outil est un véritable « casier scolaire » qui se situe dans la droite ligne de la marchandisation de l’école. Le LSUN permet de formater les élèves selon des critères d’employabilité et de traçabilité définis par le patronat. Pour ceux qui auraient encore des doutes sur les liens entre école et marché, entre savoirs et capitalisme, un petit tour sur ce lien.

[http://www.sudeducation.org/Nico-Hi...;;http://www.sudeducation.org/Nico-Hi...]

Contre les APC : la lutte continue.

 Les Activités Pédagogiques Complémentaires (APC) instaurées par la réforme Peillon des rythmes scolaires sont les héritières directes du dispositif d’Aide Personnalisée (AP). L’AP avait été mise en place lors de la précédente réforme des rythmes scolaires initiée par Darcos en 2008. En supprimant le samedi matin et deux heures d’enseignement hebdomadaire pour les élèves, Darcos ne voulait pas faire cadeau de ces heures aux enseignant-e-s. Il a introduit dans les obligations de service des PE 60 heures annualisées pour un dispositif d’aide personnalisée que nous avons immédiatement combattu. Un mouvement de « résistance pédagogique » s’est développé en 2008, notamment à travers des actions de désobéissance qui consistaient entre autres à ne pas faire l’AP et à résister au démantèlement des RASED.

 Sud Education n’a pas tergiversé et a apporté nationalement et sur tout le territoire son soutien à cette résistance, en agissant pour sa généralisation et en soutenant les enseignant-e-s. Nous n’avons pas attendu l’automne 2016 pour agir.

 En moyenne, les enseignant-e-s du primaire travaillent plus de 44 heures par semaine. Et les professeur-e-s des écoles débutant-e-s travaillent plus de 52 heures par semaine. Alors oui, la réduction du temps d’enseignement effectué par les PE est une urgence. Les 108 heures sont largement dépassées, même sans faire les APC. Les temps de réunion et de rencontres se multiplient. L’accueil des élèves avant la classe n’est décompté d’aucune des obligations réglementaires de service. Boycotter les APC, c’est encore travailler trop !

Sud Education n’a pas renoncé à son combat contre cette réforme des rythmes scolaires dont les APC ne sont qu’une dimension. Cette réforme ne présente aucun bénéfice ni pour les apprentissages des élèves ni pour les conditions et la qualité du périscolaire. Nous en exigeons toujours l’abrogation et revendiquons une tout autre réforme pour l’école publique.

Procès en appel des JRE : lundi 5 décembre à 14h à Orléans

 Le procès en appel des JRE (Journées de Retrait de l’Ecole, organisation d’extrême-droite qui avait notamment appelé à ce que les parents retirent leurs enfants de leur école plusieurs jours pour protester contre une pseudo « théorie du genre »), qui avaient gravement diffamé une collègue de l’Indre-et-Loire, aura lieu lundi 5 décembre à 14h à Orléans.

Si vous êtes disponible, merci de venir avec nous soutenir notre collègue !

 Touche pas à ma ZEP : mobilisation nationale !

 A Dreux, trois lycées/LP sont mobilisés depuis octobre et la grève du 17 a été massivement suivie. Nous vous communiquerons le lieu et l’heure de la mobilisation locale du 29 novembre très prochainement.

Pour contacter le mouvement : [www.facebook.com/touchepasmazep/-&a...;;http://www.facebook.com/touchepasmazep/]

 Pour signer la pétition : [www.frama.link/lyceesprioritaires-&...;;http://www.frama.link/lyceesprioritaires]

Agenda :

Vendredi 25 novembre  : journée nationale contre la violence faite aux femmes, rassemblement à Tours, place Jean Jaurès, à 18h. Venez nombreux, … heu, nombreuses…

Mardi 29 novembre  : 2ème journée d’action du mouvement « Touche pas à ma ZEP ».

Lundi 5 décembre  : procès en appel des JRE à Orléans.

 

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