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Publié : 22 novembre 2016
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Déclaration de SUD éducation 37 au CTSD du 08/11/2016

Déclaration de SUD éducation 37 au CTSD du 08/11/2016

La rentrée s’est bien passée !



Premier degré :
Un bilan qui ne montre pas une franche amélioration, loin de là :
- les TAP. On ne peut que remarquer l’augmentation d’une nombre d’enfant par encadrant (prévue par le décret n° 2016-1051 du 1er août 2016), ce qui ne va pas dans le sens de l’amélioration des conditions de travail de ceux qui en ont la charge. Progressivement ce menttent en place dans le département des TAP qui deviennent payants (Savonnières 75 € par enfant tout de même...)
- les stages de Rep+ 1er degré, s’organisent assez difficilement et sans moyens (pas d’intervenants comme l’an dernier), avec beaucoup de remplissage et de saupoudrage. Ils s’avèrent très institutionnels qui plus est, alors que les collègues demandent clairement autre chose.
- PPMS : extrême lourdeur (institutionnelle), très anxiogène pour les plus petits, ils amènent nombreuses confusions (différentes sonneries), et s’avèrent très compliqués dans certains endroits, et surtout d’une efficacité très relative, et parfois entrainent une certaine incohérence.
Et ce n’est pas une “culture commune de la sécurité” qui s’établit mais une culture commune de l’insécurité et de la suspicion, ce qui n’est pas la même chose. Nous n’avons pas à enseigner la peur et c’est malheureusement ce qui se passe.

Second degré
C’est un peu le bilan de la mise en place de la réforme. Ce n’est pas glorieux.
Pour les EPI : aucun temps de concertation n’est dégagé, pas de moyens ne sont attribués non plus pour de la co-intervention. Une mise en place sérieuse par les enseignants allonge donc de fait leut temps de travail, et ce de façon conséquente.
L’AP, en classe entière, n’a pas lui non plus d’horaire dédié : chaque enseignant doit la mettre en pratique dans sa classe, donc sur sa discipline. Sur le terrain il est clair qu’il règne la plus grande hypocrisie entre l’affichage et la réalisation. Et disons le clairement c’est tant mieux car bien souvent c’est un AP bien inutile et inefficace qui saute au bénéfice des disciplines (même dans des collèges qui s’affichent clairement à la pointe de la réforme dans la presse locale voire nationale).

Quant au choix de l’utilisation de la dotation supplémentaire, c’est surtout le choix de chefs d’établissement qui savent (bien) s’entourer. Il aboutit de fait à une concurrence des disciplines car tout se fait à moyens insuffisants. On peut nous dire que le choix revient aux enseignants via des instances pseudo-démocratiques, mais dans les faits il faut toujours faire le choix négatifs, à savoir de celui qu’on ne va pas déshabiller.

Enfin en sciences, l’EIST (SVT+ technologie + Sciences-Physiques) c’est la polyvalence et les remplacements à l’interne qui sont quasi-imposés, toujours sans temps de concertation ni formation.

La rentrée dans l’ASH :

1 – Les ULIS collèges
Le dernier texte réglementaire indique un seuil des effectifs à 10. Le DASEN peut exceptionnellement réduire ou augmenter l’effectif dans une ULIS au vu des circonstances. au regard du bilan de rentrée il faut bien constater que la quasi-totalité des ULIS du département est au moins à 12 élèves.
Si l’on ajoute ces sur effectifs aux élèves en liste d’attente (soit 64 élèves), on se rend compte qu’il faudrait ouvrir 6 ULIS collège dans l’Indre-et-Loire. La situation n’ets donc pas satisfaisante.

2 – La formation CAPASH option F (SEGPA) est inexistante cette année. Pourtant, nous avons encore des collègues qui travaillent en SEGPA sans formation, et des collègues (au moins 2) ont demandé à partir cette année, ce n’est donc pas par manque de candidats.

3 – l’Accompagnement AESH.
On ne peut pas se satisfaire d’un taux de 94 % d’accompagnement, car sur 883 élèves qui ont une notification d’accompagnement, cela représente 53 élèves en grande difficulté dont certains attendent encore d’être scolarisés (maternelle).
Qui plus est pour les personnels en fin de contrat CUI, le basculement vers des contrats Education nationale a été présenté comme plus ou moins automatique. Or plusieurs AVS nous ont fait part du manque de proposition de CDD lorsque leur contrat CUI s’arrête, notamment en cours d’année, même si aucun problème n’a été évoqué par les équipes.
Cela place un personnel déjà fragile dans une plus -grande précarité encore.

4 – RASED :
Tous les réseaux n’ont pas de postes G. S’il y a 33 psychologues scolaires, il devrait y avoir un enseignant G par secteur de psychologue, il en manque à ce jour 17.

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