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Publié : 17 novembre 2016
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Les nouvelles de la semaine du 17/11/16

Encore plus fort que les services civiques : les AED bénévoles… Bienvenue dans le monde merveilleux de l’éducation nationale, où tout travail ne mérite pas salaire… En même temps, avec le niveau qui baisse, faudrait pas non plus qu’on exagère !

Les précaires précarisés, la boucle est bouclée.

En cette rentrée 2016, où tout s’est bien passé selon un syndicat dont nous ne partageons pas les vues, 86 AED de notre département sont sans salaires. Sous couvert d’un « bug » informatique (tiens, tiens, le numérique, l’école de la nouvelle ère…), ces agents de l’éducation nationale travaillent gratuitement depuis deux mois et demi. Bien sûr, l’administration fait de son mieux pour résorber ce « malheureux » problème. Les personnels touchés ont donc touchés des acomptes à hauteur de 75% de leur salaire brut, ainsi qu’un courrier courant septembre pour les avertir de cette mauvaise nouvelle, leur expliquant ce qui était mis en place pour en réduire l’impact, ainsi qu’un certificat utilisable auprès des banques et des organismes susceptibles de demander des bulletins de salaire. Les bulletins de salaire sont édités par la Trésorerie Générale et ils ne peuvent donc pas être fabriqués sur la base des avances consenties.

Bien sûr, aucun de ces AED n’est venu travailler à hauteur de 75% de son temps de travail. Bien sûr, car à certains demandant des comptes il a été répondu « qu’ils pouvaient changer de travail… » C’est l’avantage quand on n’est pas titulaires, ni fonctionnaires, on est du personnel jetable.

La situation doit être réglé le 28 novembre. « Tout est fait pour que les situations restant à régler comme celles de ces 86 AED le soient fin novembre avec des paies normales et des rappels pour les sommes non versées avec l’avance. »

Sud Education 37 n’hésitera pas dès le 29 novembre à rappeler les promesses de l’administration.

L’orthographe en chute libre : non, nous n’en sommes pas les seuls responsables !

Les dernières évaluations nationales viennent de tomber, et ont fait aussitôt les choux gras des presses locales et nationales. Le niveau baisse, le niveau baisse…La faute à qui ? A l’école, aux enseignants, au monde moderne, à tout le monde…

Mais rien sur le fond. Aucune analyse des erreurs pour commencer. L’évaluation porte sur une dictée qui mélange des erreurs lexicales et des erreurs grammaticales. Aucune corrélation avec l’anxiété que peut générer le principe d’une évaluation, ni sur les conditions de la passation, ni sur le panel d’élèves évalués.

Depuis 2000, les résultats en orthographe ne cessent de baisser. Or la formation des enseignants n’a pas réellement évolué depuis longtemps sur la pédagogie liée à l’orthographe. Pourtant de nombreux chercheurs ont écrit sur l’orthographe et ses enjeux (E.Charmeux ou M.Brigaudiot, par exemple). Evalue-t-on le niveau de maitrise de l’orthographe des enseignants ? Ce pourrait-il qu’il existe une corrélation entre le niveau de maîtrise des enseignants et ceux de leurs élèves ? Et si nous étions les premières victimes de la baisse de maîtrise de l’orthographe ? Si nous ne faisions que répéter les difficultés que nous avons nous-mêmes connu lors de l’apprentissage de la langue écrite ?

On sait également qu’une bonne maitrise de l’orthographe passe par une bonne maitrise de la langue orale. Or, l’acquisition de la langue orale se construit dès le cycle 1. Ce n’est pas avec le nombre grandissant d’élèves par classe dans les sections de maternelle, écoles qui de surcroît fonctionnent souvent sans RASED complet, ou sans poste PARE qu’on peut réellement faire de la prévention.

Rappelons simplement que l’orthographe s’est figée avec ses formes compliquées et ses exceptions aux exceptions, notamment en gardant à l’idée, qu’il fallait que la langue soit complexe, afin d’en limiter la maîtrise aux élites, afin d’assoir leur prestige et leur puissance.

Car ce que nous pouvons conclure de ces études et évaluations, c’est bien que le pouvoir appartient à ceux qui savent s’exprimer, et parler plus fort que les autres.

 

Evaluation, c’est toujours non !

Le ministère a retiré l’auto-évaluation obligatoire de son projet de réforme de l’évaluation des enseignant-e-s. Mais l’essentiel du projet initial reste.

L’inspection-sanction est maintenue, les inégalités accrues et les compétences évaluées permettent à la hiérarchie de s’assurer de l’application des réformes.

Sud Education 37 réaffirme son opposition à ce projet et revendique une évaluation purement formative, déconnectée des rémunérations.

 

Agenda :

Apéro pédagogique : c’est mardi 22 novembre, à 18h, à l’OCCE, rue de Pic Paris.

Réseau solidarité migrants : un collectif s’est créé à Saint-Pierre-des-Corps, pour aider à accueillir les 46 migrants du CAO, si vous voulez les rejoindre, envoyez un mail à [collectifmigrantsspdc@gmail.com->mailto:collectifmigrantsspdc@gmail.com]

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