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Publié : 7 octobre 2016
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Nouvelles de la semaine du 08/09/2016

La
mobilisation contre la loi travail fait sa rentrée. De nouvelles
journées d’actions et de nouvelles mobilisations se préparent.
Entre deux manifestations et assemblées générales
interprofessionnelles, les enseignants continuent à envisager leur
nouveau projet pédagogique : comment consigner et cacher 30
élèves, dans une salle de classe vitrée, en respectant les
objectifs du socle commun de compétences ?

Loi
travail : les manifestations du 15 septembre démontrent que le
mouvement n’est pas mort !

A
Tours, hier matin, 1500 manifestants étaient dans les rues pour
protester contre la mise en place de la Loi Travail. A l’issue de la
manifestation, une assemblée générale s’est réunie à
l’université des Tanneurs, réunissant des étudiants et des
salariés. Cette réunion a été l’occasion de faire le point sur
les actions à venir et sur la situation au plan nationale.

C’est
à cette occasion que nous avons appris que désormais tout ce qui
concernait la sécurité à l’intérieur des locaux universitaires
relevait désormais du Préfet. Plus encore, que ce dernier avait
intimé l’ordre catégorique de ne pas autoriser le prêt de salle
aux organisations qui le demanderaient, notamment à l’occasion du
mouvement contre la loi travail.


Pour SUD éducation 37, il
s’agit d’une gradation supplémentaire dans la mise au pas du
mouvement social et plus encore de l’intrusion de l’autorité
policière dans un espace qui traditionnellement est ouvert au débat,
à la controverse et à l’étude.

ASH :
le point à la rentrée sur l’inclusion des élèves en situation de
handicap.


Actuellement,
dans les ULIS collèges
du
département
,
le nombre d’élèves est au minimum de 12
élèves,
quelquefois 13 ou 14. Le décret qui encadre ce dispositif détermine
pourtant que l’effectif ne doit pas dépasser 10.
En
prenant en compte ces élèves en « surnombre » dans les
ULIS actuels (ce qui concerne donc 35 enfants), et en y ajoutant les
dossiers en liste d’attente (32 enfants sont actuellement soit
maintenu dans leur niveau de l’année dernière, soit scolarisés en
SEGPA), il faudrait ouvrir au minimum 6 nouvelles ULIS collège.

Dans
le premier degré, un certain nombre d’enfants sont toujours en
attente d’une aide humaine (AESH). De surcroît, les enseignants qui
participent aux Equipes de Suivi de Scolarité ne sont plus remplacés
depuis au moins 5 ans, ce qui entraînent des perturbations dans
l’ensemble des écoles où sont accueillis des élèves en situation
de handicap.

Les
orientations sont prononcées par la MDPH en établissements
spécialisés mais les affectations dans ces établissements ne se
font pas faute de place. Les jeunes qui doivent quitter le milieu
scolaire ordinaire pour y entrer sont donc maintenus sur les
dispositifs ULIS ou SEGPA. Les enfants qui auraient pu entrer dans
les dispositifs ULIS
(
qui sont sur liste d’attente donc)
sont
donc maintenus dans les classes ordinaires,

les

effectifs chargés et
la
non formation des enseignants participent de leur décrochage
.

Par
ailleurs, la situation du personnel de la MDPH ne s’améliore pas. 4
personnes traitent l’ensemble des dossiers des 17 secteurs de l’ASH,
et les 3000 jeunes des établissements spécialisés.

Les Aides
Pédagogiques Complémentaires : alors que fait-on cette année
entre 11h34 et 12h07 ?

A SudEducation,
nous avons été clairemen
t
contre les APC, et cela dès la naissance de son petit frère
« l’aide
personnalisée ».
Nous avions appelé à la grève de l’aide personnalisée. Des
collègues « désobéisseurs » avaient été sanctionnés
par la hiérarchie.

Maintenant
que nous avons une prime ISAE égale à celle des enseignants du
second degré (qui s’est traduit dans les journaux divers par « les
enseignants sont augmentés ) », nous pourrions penser qu’il
n’y a aucune raison de s’opposer encore à la mise en place des
APC.

Or,
si le ministère croit qu’en nous augmentant cela avalisera
l’utilité de ce dispositif, il se leurre ! Aucune étude n’a
validé l’efficacité de ce type d’aide complémentaire aux
élèves en difficulté. De surcroît, le ministère impose des
domaines de compétences prioritaires entravant ainsi la liberté
pédagogique. Cette année comme les précédentes, nous nous
opposerons dans nos classes à la mise en place de ce dispositif
inique et inefficace.

Pour
SudEducation, nous portons un projet d’autogestion des
établissements scolaires avec une diminution du temps de service
devant élèves afin de dégager du temps pour la concertation et le
travail en équipe.

La
priorité pour garantir l’égalité d’un service public
d’éducation est de s’attaquer au nombre d’élèves par classe

SudEducation
continue à porter pour l’école un autre projet égalitaire et
émancipateur.

La
réforme collège : « On peut faire du numérique sans
ordinateurs »
(propos
entendu lors d’une formation)

Cette
rentrée est marquée par une haute surveillance des Inspecteurs
Pédagogique Réacs (IPR). Ceux-ci s’invitent aux pré-rentrées
pour vérifier que tout a été fait comme il le fallait. Leurs notes
de services annoncent qu’ils axeront leurs inspections sur les
travaux menés en AP (accompagnement
personnalisé
) et EPI (Enseignements Pratiques
Interdisciplinaires). Les termes employés sont vaguement
méthodologiques : « apprendre à apprendre ».

Pour
les EPI, la consigne est simple : mener des projets
interdisciplinaires sans financements et sans temps de concertation.
Cette réforme ne fait ainsi qu’exacerber les tensions croissantes
depuis plusieurs années engendrées par l’usage des heures
supplémentaires et autres Indemnités pour Missions Particulières
(IMP).

Cette
autonomisation des établiss
ements
et des enseignants ne mène qu’à une chose : entrer en
concurrence les uns avec les autres.

Les
nouveaux rendez-vous carrière : enfin un dialogue constructif
avec nos supérieurs…euh, non… ?

La
réforme de l’enseignement passe la revalorarisation des carrières
des enseignants. Les mesures avancées et déjà mises en place pour
certaines (tout cela s’étale sur 4 ans) sont les suivantes :

-
C’est la fin de l’avancement individualisé. Plus de grand choix,
choix et ancienneté, l’avancement a été nivelé sur le rythme du
choix (approximativement), chacun avance donc au même rythme.
Cependant, deux périodes de notre carrière sont propices aux
« accélérations », qui sont relatives à notre
investissement dans le métier. Cette évaluation de notre engagement
professionnel est effectuée par les chefs d’établissements (ce qui
sous-entend que très rapidement dans le primaire seront mis en place
les « supers-directeurs »)…. Le choix de niveler le
rythme à une vitesse unique a entraîné des baisses des certains
indices majorés, or ce sont eux qui comptent pour le niveau du
salaire.

-
Notre carrière est ponctuée par grands rendez-vous : le
Ministère indique qu’il y en aura à 7, 13 et 20 ans de carrière,
le dernier se déroule en fin de carrière quand la hors-classe est
atteinte. Quant à vous dire quelle forme aura ce rendez-vous
(discussion anodine autour d’un café, grand oral devant jury, ou
entrevue administrative), pas de détails précis de la part de notre
ministre, mais un calendrier : les enseignants seraient prévenus
en juin de l’année précédant le rendez-vous et devront
transmettre, 15 jours avant, leur bilan professionnel. Puis, eh bien
ce serait une...inspection.

-
La hors-classe devient accessible à tous. Fin de la possibilité de
frimer auprès de ses collègues...Enfin, il faut quand même
atteindre vingt ans de carrière avant d’y accéder, et tout dépend
du nombre de promotions accordées chaque années et de l’âge que
vous aviez à l’entrée dans le métier. Avec l’allongement
progressif des carrières, rien n’assure que tous atteindront le
dernier échelon de la hors-classe.

-
Pour contrebalancer le fait que la hors-classe devienne égalitaire,
le Ministère crée une « classe exceptionnelle », que
pourront intégrer les enseignants ayant enseigné en éducation
prioritaire, ou ayant exercé des missions particulières et ce
pendant au moins 8 années (il n’est pas dit si elles doivent être
consécutives). La création de la « classe exceptionnelle »
serait réservé à 10% maximum du corps. C’est une rupture : plus
qu’une classe, c’est un grade fonctionnel qui est mis en place,
créant ainsi une hiérarchie intermédiaire au sein des corps
enseignants.

Agenda :

Loi
travail :
la contestation
reprend le 15 septembre, rendez-vous à 10h place Anatole France

Forum
Solidaires 37 :
samedi 24 septembre, à partir de 16h30, avec la projection du film
de F.Ruffin, « Merci patron », suivie de débats,
discussions et d’un repas participatif.

Conférence
sur les transports :
L’association
C’est Au Tour(s) Du Peuple
organise une soirée débat autour de la gratuité des transports
publics dans la commnauté d’agglomération de Tours, le mardi 27
septembre, à 19h30, salle 121 des Halles (entrée C), place Gaston
Pailhou.