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Publié : 9 décembre 2012
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Libération immédiate et sans condition de Monsieur Vilik BAYADYAN

Encore un père de famille arménien arrêté !
Appel à faxer et à mailer pour exiger sa libération !

Les faits :

Monsieur Vilik BAYADYAN est arrivé en France avec son épouse et ses deux enfants Arthur et Karen en septembre 2008, après avoir vécu 10 ans en Russie pour tenter d’échapper aux discriminations et persécutions qui frappent les couples « mixtes » arméniens / azéris.

Déboutés de leur demande d’asile, les parents et Arthur, l’ainé, sont sous le coup d’Obligations de quitter le Territoire Français depuis février 2012, OQTF confirmées par le Tribunal administratif d’Orléans. Le 29 août 2012, M. BAYADYAN et Arthur, 21 ans, ont été assignés à résidence, mais avant même l’expiration du délai prévu, les billets d’avion pour l’Arménie leur ont été expédiés en octobre, billets qu’ils n’ont évidemment pas utilisé, tant un retour en Arménie leur parait impensable. Une telle hypothèse signifierait l’éclatement de la famille, puisque le plus jeune des enfants, Karen, 18 ans et demi, est demandeur d’asile depuis quelques mois.

Monsieur BAYADYAN a été arrêté au cours d’un contrôle routier vendredi 7 décembre à Cholet. Le Préfet du Maine-et-Loire a immédiatement pris contre lui un arrêté de mise en rétention. Il est actuellement retenu au Centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, en vue d’être expulsé de force vers l’Arménie.

Il ne nous parait pas concevable que, pour répondre aux objectifs chiffrés d’expulsions, une famille soit ainsi séparée.
Il ne nous parait pas concevable que les deux fils de M. BAYADYAN, qui sont tous les deux lycéens en classe de 1ère au Lycée Albert Bayet de Tours, voient leur scolarité perturbée par la menace constante d’une séparation d’avec leur père.
Il ne nous parait pas concevable que cela soit infligé à une famille qui sera régularisable dans moins d’un an, puisqu’elle aura 5 ans de présence en France, et que leurs deux enfants totalisent d’ores et déjà le nombre d’années de scolarité requis par la circulaire de régularisation du 28 novembre 2012.

C’est pourquoi nous vous demandons d’intervenir le plus rapidement possible auprès du Préfet du Maine-et-Loire, par fax ou par mail, pour lui demander de mettre fin immédiatement à la rétention de M. Vilik.

Pour ce faire, vous pouvez vous inspirer du « modèle » de lettre ci-dessous, et l’envoyer aux adresses et n° de fax suivants (pour les courriers électroniques, ne mettre en « objet » que des mots anodins) :

Services généraux de la Préfecture du Maine-et-Loire
pref-modernisation@maine-et-loire.gouv.fr
Préfet : francois.burdeyron@maine-et-loire.gouv.fr
Directeur de Cabinet : stephane.chipponi@maine-et-loire.gouv.fr
Secrétaire général : jacques.lucbereilh@maine-et-loire.gouv.fr

Standard de la Préfecture ; 02 41 81 81 81
Fax : 02 41 88 04 63

Trame pour les courriers :

Monsieur le Préfet,

Je viens d’apprendre l’arrestation et le placement au centre de rétention du Mesnil-Amelot de Monsieur Vilik BAYADYAN, de nationalité arménienne qui, depuis plus de 4 ans, espère que la France sera pour lui et sa famille le refuge et la terre d’accueil qui leur permettront de vivre en paix et en sécurité.
Depuis leur arrivée dans notre pays, ses fils Arthur et Karen poursuivent leurs études. Ils sont actuellement élèves de classe de 1ère Baccalauréat professionnel au Lycée Albert Bayet de Tours, spécialité « Imprimerie » pour Arthur et « production graphique pour Karen.
Je ne puis imaginer que ces jeunes gens, au moment crucial où, comme tous les jeunes de leur âge ils bâtissent des projets d’avenir, soient brutalement plongés dans l’angoisse de perdre la présence de leur père, pour qui un retour en Arménie serait un drame.

La réalisation de quotas d’expulsion est un objectif somme toute dérisoire au regard des dommages irréparables qu’elle entraine pour la vie d’une famille.
Je vous demande donc, Monsieur le Préfet, d’ordonner la libération immédiate de Monsieur BAYADYAN, pour qu’au plus vite il retrouve les siens, au nom du droit de chaque âtre humain de vivre en famille.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à l’expression de mes salutations distinguées,

Signature

Voir en ligne : http://resf37.free.fr/spip.php/plug...