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Publié : 20 juin 2016
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Epreuve de français du CESS : peut (beaucoup) mieux faire...

L’épreuve externe de français pour l’obtention du CESS dans le qualifiant s’est déroulée ce jeudi 16 juin et ne sera pas épargnée par les critiques.

L’épreuve externe de français pour l’obtention du CESS dans le qualifiant s’est déroulée ce jeudi 16 juin et ne sera pas épargnée par les critiques.

Le choix du sujet (la politesse et les bonnes manières) est tout d’abord assez discutable. Dans un contexte très conservateur, où l’on prône le retour de la discipline, de l’uniforme, du goût de l’effort et du mérite [1], ce thème a, selon moi, quelques relents nauséabonds. Bon, je vous l’accorde, je suis peut-être un peu critique...

Parlons à présent de l’épreuve en elle-même. Celle-ci porte sur deux grandes compétences : la recherche de l’information dans plusieurs textes et la réponse synthétique à une question. Il n’est donc nullement question de travailler l’esprit critique de nos élèves comme cela avait été annoncé lors des épreuves précédentes. Bon, je vous l’accorde, je suis peut-être un peu critique...

Pour aider les élèves du qualifiant dans cet exercice complexe, ceux-ci doivent répondre à 3 questions (je passe sur le fait que deux d’entre elles sont mal formulées) leur permettant de dégager les éléments des textes jugés essentiels. Cette première partie s’avère fastidieuse car les questions ne sont pas très claires et donc entament déjà une grande partie de leur énergie. Pourtant l’essentiel de l’épreuve est la synthèse proprement dite et les élèves du qualifiant sont censés faire toute l’épreuve (questions + synthèse) en 150 minutes, tout comme les élèves du général qui n’ont qu’une synthèse à faire ! Bon, je vous l’accorde, je suis peut-être un peu critique...

Une fois qu’ils ont répondu à ces fameuses trois questions, les élèves doivent donc rédiger une synthèse des 3 textes proposés sur le thème des bonnes manières et de la politesse. Cette synthèse est orientée, afin de les aider, et doit répondre à la question suivante : "Quels sont les bénéfices et les risques liés à l’usage de la politesse aujourd’hui ?". Je vous laisse quelques instants pour y réfléchir....
Mes élèves, assez perspicaces, ont tout de suite relevé la maladresse de la formulation : "Ne faudrait-il pas plutôt parler des risques liés à la non-politesse ?" Bon, je vous l’accorde, ils sont peut-être un peu critiques...

Les élèves sont ensuite invités à lire très attentivement les consignes et la grille d’évaluation de la synthèse. On leur demande donc de répondre à la question posée sous la forme d’un texte synthétique destiné à un lecteur qui n’aurait pas eu accès aux documents fournis. Et il est précisé que la réponse synthétique implique :
- la sélection COMPLÈTE des informations pertinentes à la question
- la reformulation CONCISE et structurée des informations
- la mise en relation des informations sélectionnées
- la présence d’une INTRODUCTION rappelant la question au destinataire
- un NOMBRE de mots limité : 350
Super, c’est ce qu’on avait bien travaillé en classe. Ces critères sont pertinents et sont les fondements de l’exercice de synthèse. Oui, mais, selon la fédération Wallonie-Bruxelles et le groupe de travail désigné par le Gouvernement de la dite fédération, groupe qui est composé de 14 personnes (conseillers pédagogiques, inspecteurs et professeurs), ces critères ne sont pas si fondamentaux que cela puisqu’ils ne figurent pas dans la grille d’évaluation. En d’autres mots :
- on demande a