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Publié : 25 mars 2016
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Indre-et-Loire...


Indre-et-Loire


- Tours -
Justice

[DIRECT] Affaire Belghoul à Joué : le délibéré sera rendu le 19 mai

24/03/2016 14:03


La prévenue Farida Belghoul et son avocat Me Chautemps attendent le début de l’audience.

Ce jeudi après-midi, le tribunal de Tours
juge l’affaire qui, en mars 2014, avait jeté le trouble dans une école
de Joué-lès-Tours. Farida Belghoul assure que son cameraman - absent à
l’audience - a diffusé la vidéo sans son accord. L’avocat de
l’enseignante réclame 20.000 € de dommages et intérêts.


Retour sur les faits.
 L’affaire avait défrayé la chronique. Grandement. Ce jeudi, deux femmes,  
Farida Belghoul et Dalila Hassan
, sont convoquées devant le tribunal. La première pour complicité de diffamation envers un fonctionnaire, la seconde pour diffamation envers un fonctionnaire.
Farida Belghoul est, en 2013-2014, partie en croisade contre l’enseignement d’une supposée « théorie du genre » dans les écoles.


>> LIRE. Le procès d’une manipulation aux lourdes conséquences


Les moments clés du procès :

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Mobilisation des enseignants

Dès 12 h 30,
une soixantaine d’enseignants et habitants de Joué-lès-Tours sont venus
soutenir, devant le Palais de justice, l’enseignante qui avait été
diffamée en 2014 par le mouvement radical "Journée du Retrait de l’école
(JRE).


Enseignants et Jocondiens, devant le Palais de Justice.


Incident de séance 
 

L’audience débute vers 14 h 55. La salle est comble.

La présidente Christine Blancher rappelle que l’instruction a été ouverte par le procureur suite au dépôt de plainte de l’enseignante avec constitution de partie civile. Elle constatait l’existence d’une vidéo, publiée sur youtube, la mettant en cause. Une vidéo sur laquelle Dalila Hassan expliquait que deux enfants de l’école La Blotterie à Joué avaient dû se dévêtir à l’école et se toucher les parties génitales.

La présidente relit les propos diffusés dans la vidéo toujours en ligne. 

Maître Chautemps, avocat de Farida Belghoul, a tenté de faire valoir des éléments de droit pour démontrer l’irrecevabilité, l’éventuelle nullité et la prescription des chefs de complicité de diffamation. Il rappelle que la plainte ne visait que Madame Hassan qui s’exprime sur la vidéo, et que c’est l’instruction qui a mêlé Farida Belghoul à l’affaire.

Le procureur Jean Luc Beck explique que ces arguments ne sont pas recevables. Le tribunal se retire pour délibérer.


Dalila Hassan : "j’ai voulu faire pression sur la directrice de l’école"
 

Dalila Hassan, mère de trois enfants scolarisés dans une autre école, est à l’époque la correspondante des JRE qui demandait de retirer les enfants une fois par mois de l’école pour protester contre "la théorie du genre".

Mon deuxième enfant
avait été voir, avec son école et sans mon autorisation, le film Tom
Boy, où une fillette se travestit. Suite à cela je m’étais renseignée
sur le programme ABC de l’égalite (introduit par le Ministère de
l’Education ; NDLR). J’ai fait des recherches sur ce programme, et, de
mon point de vue, on y prônait, sous couvert de l’égalité hommes-femmes,
la promotion de l’homosexualité. J’ai alors décidé de retirer mes
enfants de l’école un jour par mois."

La mère de famille explique qu’elle ne milite plus aujourd’hui dans le mouvement , "car après des échanges avec les enseignants, j’ai pu être rassurée."


Dalila Hassan et son avocate. 

La prévenue explique que des parents de Joué-les-Tours sont venus vers elle pour demander conseils car elle travaillait dans un cabinet d’assurances.

J’ai entouré la maman Tchétchène qui s’inquiétait pour son petit garçon
qui ne voulait plus aller à l’école. J’ai été outrée de la réaction de
la directrice de l’école. J’ai envoyé un mail à Madame Belghoul pour lui
demander conseil. Mais pas en tant que représentante locale des JRE."

La présidente rappelle que Madame Hassan se retrouve alors dans un appartement de Joué, appartenant à une personne portant le même nom que Madame Belghoul, pour le tournage de la vidéo.

Je
voulais aider cette maman qui n’avait pas été entendue. Pour moi, cette
vidéo était le dernier recours. Je n’ai pas affirmé que les faits
étaient avérés, j’ai relayé les propos d’une maman. Mon but était de
faire pression sur la directrice. Nous n’avons pas pu identifier la
petite fille dont parlait le garçon. Je ne savais pas que la vidéo
serait accessible par tous, je pensais que sa diffusion serait
restreinte au réseau JRE."

La prévenue rappelle qu’elle n’a pas cité le nom de l’enseignante. La présidente note que celle-ci était parfaitement identifiable.

La présidente s’étonne que la prévenue n’ait pas pu identifier la petite fille. Petite fille qui ne s’est d’ailleurs
 jamais plaint de ces faits.

La présidente évoque un "cou