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Publié : 27 janvier 2016
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Notre déclaration CTSD

Déclaration SUD éducation 37 au CTSD du 27 janvier 2016 :


 Nous ne prendrons pas part au vote !


Monsieur le directeur Académique, 


Vous nous présentez aujourd’hui des éléments pour les rentrées des premier et second degrés 2016. Dans les deux cas, le constat est finalement le même : derrière d’apparents “bons” chiffres, se cache une réalité qui demeure très compliquée : 

- dans le primaire, les 13 postes supplémentaires, qui vous ont été accordés , alors qu’il y a une baisse des effectifs élèves, ne permettent toujours pas au département d’être dans la moyenne des dotations. Cette dotation qui devrait couvrir des postes en besoin (RASED, ZIL, BD Stage, poste PAR…) est insuffisante. Globalement nous ne sortons toujours pas de la zone rouge puisque nous sommes parmi les départements les plus mal lotis. On doute que les politiques éducatives soient réellement efficientes.

- dans le secondaire, la situation n’est guère plus reluisante. Elle bénéfice d’un effet d’aubaine, avec une réforme qu’il faut faire passer coûte que coûte. Face à une opinion qui doute de son intérêt (tant en termes pédagogiques qu’en termes de moyens humains) et un corps enseignant qui s’exprime massivement contre, même si il manifeste une forte résignation face aux réformes qui s’enchainent sans que jamais aucun bilan ne soit tiré. Pour illustration, que doit-on penser de l’absence de bilan de la réforme des lycées qui a largement préfiguré celle des collèges ? Ou de celle des rythmes scolaires pour évoquer le premier degré ? 

Cette année, les DHG ne sont pas plus mauvaises que l’an dernier, mais étaient-elles bonnes l’an dernier ? Nous avons déjà par le passé connu des réformes qui ont largement été amendées, par la suite, avec une baisse de moyens. Tout juste on pourrait être satisfait, cette année par la réduction (et encore, petite) des HSA au profit de véritables emplois. Malheureusement tout laisse à penser que le recrutement n’a pas été véritablement anticipé ce qui risque de laisser des classes vides à la rentrée dans certains établissements et va aboutir au développement toujours plus grand d’un personnel précaire.

La situation d’enseignement pour nos collègues est ainsi encore loin d’être ne serait-ce qu’acceptable. Dans les tableaux que vous nous présentez, les moyennes d’élèves par classe, de la maternelle à la 3e, et pour ne pas dire jusqu’en terminale, restent trop souvent supérieures à l’acceptable (ex : 18 classes de collège auront plus de 29 élèves, 29 étant déjà un chiffre très très élevé...). On peut craindre le pire dans ces conditions pour l’inclusion des élèves de SEGPA, même si vous dites avoir été attentif au problème. 

Enfin Monsieur le DA, vous nous avez dit en groupe de travail que seuls les CA étaient décideurs de la répartition des moyens et de l’ouverture éventuelle de sections, de groupes, de dédoublements, ou du choix du maintien de certains enseignements (latin, LV2 ou 3). Sans doute cela correspond tout à fait à l’esprit des textes sur l’autonomie des établissements qui consacrent une autonomie des chefs d’établissement et non pas des équipes. Il est bien sûr impossible en CA pour un enseignant de latin ou d’allemand, souvent bien isolé, d’établir un véritable rapport de force pour garder ses heures... De nombreuses remontées laissent penser que les conflits se multiplient dans les équipes . 

Nous nous inquiétons aussi d’une des dernières notes de la DGESCO, adressée aux chefs d’établissement, dans laquelle il est clairement dit que toute proposition de répartition émanant des équipes ne saurait être prise en compte par le chef d’établissement, note qui manifestement est en contradiction avec les textes sur le CA... Il est clair que la réforme doit passer à tout prix.


Finalement vous nous demandez à ce CTSD, dans un vote, comme à chaque fois, de gérer une forme de pénurie des moyens. Et quelque soit le vote exprimé, il enterrine de fait des réformes contre lesquelles nous avons manifesté hier et demandé l’abrogation. Face à celui-ci nous ferons ce que Madame la ministre a fait à l’occasion d’une précédente grève sur la réforme du collège et plus largement face aux revendications des collègues : nous l’ignorerons. 

Nous en prendrons pas par conséquent part à ce vote sur la répartition des moyens qui vous ont été attribués.