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Publié : 4 janvier 2016
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26 janvier : toutes et tous en grève !

La grève du 26 janvier se prépare. En plus de l’appel interprofessionnel national des organisations FO, CGT et Solidaires de la fonction publique, un appel à la grève des organisations syndicales de l’Education a été lancé contre la réforme du collège, ainsi que deux appels SUD Education (premier degré, second degré). Vous trouverez dans cet article, l’ensemble du matériel de mobilisation pour le 26 janvier (textes intersyndicaux et de SUD éducation). Parce qu’il faut des postes, des moyens et des augmentations de salaires parce qu’il faut rejeter la territorialisation de l’Education Nationale et les politiques d’austérité, nous pouvons, nous devons réussir cette grève !

 Collège, lycées généraux, technologiques et professionnels - Réussir la grève du 26 janvier !

Appel à la grève de la Fédération SUD éducation

 Réforme du collège : appel à la grève le mardi 26 janvier

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Collège, lycées généraux, technologiques et professionnels
Réussir la grève du 26 janvier !

Appel à la grève de la Fédération SUD éducation : Collège, lycées généraux, technologiques et professionnels - Réussir la grève du 26 janvier !

Avec le premier degré et toute la fonction publique

Contre la « Réforme » du collège et ses inégalités, c’est maintenant ou jamais...
⇒ ...si vous ne voulez pas :

- de la modulation des horaires disciplinaires et de la « marge d’autonomie »
- des EPI qui vont creuser les inégalités entre collèges et exploser notre temps de travail
- d’une AP inefficace au lycée, dupliquée au collège
- d’une réduction de l’offre de formation en LV2, langues anciennes, enseignements artistiques et scientifiques.

Hiérarchies intermédiaires, explosion du temps de travail : dangers pour toutes et tous !
- Avec la refonte des statuts de 2014 au-delà du conseil pédagogique, sont multiplié-e-s les référents-e- de cycles, de niveau, culturel-le-s etc. Autant de tentatives pour nous diviser et créer des relais rétribués à coût de primes (IMP).
- 5 à 8 jours de formation collège, souvent hors temps de service : un plan inacceptable, possible demain pour tout le second degré si on laisse faire !

Réforme des lycées, faisons entendre notre « bilan »
Le ministère vient d’ouvrir le bilan de la reforme des lycées. Le 26 janvier, c’est aussi l’occasion de refuser le statu quo qui s’imposerait dans les 3 lycées si cette réforme du collège, inspirée des même principes, s’appliquait en 2016.
- La globalisation des horaires et « l’autonomie », c’est la concurrence entre disciplines et établissements. La territorialisation avance, avec notamment la régionalisation de la carte des formations professionnelles et les projets contre les statuts des PLP.
- L’accompagnement faussement « personnalisé » est un contenu fourre-tout, déconnecté du groupe-classe, sans heures de concertation, qui ne permet pas l’aide aux élèves.
- Le CCF, au Lycée professionnel mais aussi en langues vivantes au Lycée général et technologique, alourdit la charge de travail des collègues et sape un peu plus le caractère national des baccalauréats.

Créations de postes, effectifs en collèges et lycées, c’est maintenant qu’il faut agir !
Des créations de postes loin du compte

- 2804 créations de postes annoncées dans le second degré, mais selon le ministère 2000 postes sont déjà nécessaires dès 2016 pour la réforme du collège.
- C’est très insuffisant pour le collège (moins d’un poste par établissement), mais cela veut aussi dire qu’il n’y aura rien pour les 3 lycées. Inacceptable compte tenu des conditions de travail des collègues et d’étude des élèves !
- Enfin, resurgit en collège l’attribution des moyens selon les « projets » d’EPI !

Rien sur les effectifs
- baisse des effectifs par classe et le rétablissement de dédoublements nationaux sont des conditions préalables pour faire progresser nos élèves et lutter contre la sélection par l’origine sociale.
- Pour SUD éducation, qui lance une campagne nationale sur la réduction des effectifs, il faut par nos mobilisations remettre cette question au centre de nos revendications pour changer l’école.

 Réussir la grève du 26 janvier, un enjeu pour toutes et tous

Montrons au gouvernement notre refus intact de la réforme du collège et du statu quo dans les 3 Lycées.
- Exigeons des DHG qui permettent d’enseigner et de baisser enfin les effectifs !
- Construisons d’ici le 26 janvier une grève massive, dans l’unité, par les AG, les tournées d’établissements...
- Mettons en débat les suites à donner pour gagner et notamment la généralisation et la reconduction de la grève.


 Formations collège

Continuons de nous opposer à la mise en place de la réforme !
- à partir de janvier, 8 jours de formations annoncées nationalement
- Un dispositif au détriment des formations du PAF
- Des formations qui feront exploser le temps de travail de tou-te-s les collègues

Quatre raisons de s’opposer à ces formations !

1- SUD éducation demande toujours l’abrogation de la réforme du collège. Loin des discours élitistes et anti-pédagogie que l’on entend un peu partout, SUD éducation dénonce l’accroissement des inégalités que va impliquer cette réforme. Mettre en place au forcing un formatage des personnels pour mieux la faire passer est parfaitement scandaleux et méprisant pour les collègues.

2- SUD éducation défend le droit à la formation. Dans la plupart des collèges les chef-fe-s d’établissement relayé-e-s par les IPR ont limité l’autorisation de participer aux journées de formation auxquelles les collègues ont pourtant légitimement droit. Les formations « obligatoires » réforme du collège se font donc sur le dos du droit à la formation des personnels. La formation devient un outil de management pour faire passer les réformes. C’est parfaitement inacceptable.

3- SUD éducation s’oppose à la multiplication des hiérarchies intermédiaires. Nous avions déjà le conseil pédagogique, les experts de terrain en REP, les bénéficiaires d’IMP bidons... Maintenant, nous allons avoir les « formateurs relais » chargés de formater leurs collègues et d’investir les conseils pédagogiques pour mettre en place la réforme. Le management par la carotte est un facteur de division et de tension au sein des équipes : il faut le refuser !

4- SUD éducation s’oppose à l’allongement du temps de travail. Or, les formations pour l’ensemble des collègues devront être organisées largement hors du temps de service devant élèves, ce qui implique un allongement du temps de travail ; il faudra en effet trouver entre 10 et 16 demi-journées. Le ministère a décidé que ces formations seront déclinées par académies avec des possibilités diverses : le mercredi après-midi, durant les journées de prérentrée ou au cours de la « journée de solidarité » (sic) ou pendant les vacances scolaires ! La Degesco a même fait allusion à l’annualisation du temps de travail dans la fonction publique avec des modalités et des justifications très variables selon les académies ! Tout ceci est inacceptable.

Comment s’opposer aux formations ?
Nous sortons de la phase des formations des « formateurs relais » qui s’est achevée en décembre. SUD éducation les a dénoncées et a appelé à les boycotter. En effet elles concernaient le cœur de la réforme : les EPI et l’accompagnement personnalisé (l’AP). De plus elles n’avaient aucun caractère obligatoire.

Les pressions diverses de la hiérarchie ont plutôt mal fonctionné. Dans bien des cas des boycotts collectifs ont été organisés et des « volontaires » ont du être désigné‑e‑s. Il sera donc souvent difficile pour les chef‑fe‑s d’établissement de s’appuyer sur ces relais pour faire passer la réforme dans leur collège.

De janvier à juin, 5 jours décomposés en 10 demi‑journées doivent être organisés pour tous les collègues de collège. Trois jours doivent être consacrés à la réforme des programmes. Deux jours à l’utilisation du numérique. Les rectorats combineront par académie les diverses possibilités que leur offre le ministère (cf. ci‑contre « SUD éducation s’oppose à l’allongement du temps de travail »). Dans tous les cas, un ordre de mission dans les formes doit vous parvenir. Selon les cas, vos syndicats SUD éducation locaux pourront vous répondre sur le caractère obligatoire ou non de ces formations, sur la base du travail juridique effectué dans notre fédération.

Pour SUD éducation, il faut continuer à s’opposer aux formations qui mettent en œuvre la réforme ou qui feraient exploser notre temps de travail.

Pour SUD éducation, il faut décider en AG de personnels des modalités d’action les plus appropriées selon les formations et les choix des équipes.
- La grève, la subversion des réunions peuvent être des solutions pour refuser ou détourner les formations prévues sur notre temps de service.
- Le boycott décidé dans un cadre collectif peut être une solution lorsque le temps de la formation ne correspond pas à une obligation établie.

Quelles que soient les formes de résistance décidées, les personnels restent couverts par des préavis de grève déposés par SUD éducation.


 

Moyens, Rythmes scolaires, Territorialisation, Casse des statuts Réussir la grève du 26 janvier !

Appel à la grève de la Fédération SUD éducation

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26 janvier dans le 1er degré

 Des moyens en deçà des besoins

Pour la rentrée 2016, le MEN annonce triomphalement un effort sans précédent pour le 1er degré avec la création de 3835 postes sur les 6639 postes de la dotation globale alors que la démographie est en baisse de -513 élèves.

Une baisse de 0,01 %, somme toute assez relative rapportée aux 6788600 écoliers de l’ensemble du territoire. Et si on considère la très grande fiabilité des chiffres du ministère, il s’agit de stabilité plus que d’une baisse.

Cette dotation s’inscrit dans une situation déficitaire globale depuis plusieurs années. Elle sera très insuffisante pour améliorer les conditions d’apprentissages des élèves et les conditions de travail des enseignant-e-s : compenser les départs en retraite, ouvrir des classes et en baisser les effectifs, créer des postes de remplaçant-e-s, prévenir et remédier aux difficultés scolaires et à l’échec scolaire avec des personnels formés et en nombre suffisant en restituant et créant des postes pour les RASED, réduire les inégalités territoriales, par ailleurs aggravées par la réforme des rythmes scolaires.

 Rythmes scolaires et inégalités territoriales

Cette réforme est un échec et son bilan est catastrophique tant pour les enseignant-e-s que pour les élèves avec : des emplois du temps absurdes, une amplitude horaires augmentée, la confusion entre périscolaire et scolaire, des municipalités intrusives avec les PEDT, une fatigue accrue pour les élèves et les personnels.

Qu’importe la réalité du terrain ! Le MEN s’acharne à essayer de démontrer que la réforme des rythmes scolaires est avant tout pédagogique et en cela bénéfique pour les apprentissages des élèves.

Cette réforme n’est que le cheval de Troie d’une territorialisation déjà bien avancée du premier degré, qui ne cesse de s’accentuer.

 Territorialisation de l’école : autonomie et hiérarchie supplémentaire

Elle risque même de brutalement s’aggraver si le MEN suit les propositions faites dans un rapport de l’IGEN sur le « pilotage et fonctionnement de la circonscription du premier degré », publié en novembre 2015.

Ce rapport préconise la remise en cause des circonscriptions, la mise en concurrence des écoles et des personnels, ainsi que l’instauration d’un nouvel échelon hiérarchique.

Le statut de l’école publique en serait modifié, avec des conséquences sur le statut des personnels : il pourrait soit prendre la forme d’un EPEP (établissement public du premier degré) où le directeur ou la directrice deviendrait des chef-fe-s d’établissement d’un groupement d’écoles dont la gestion des moyens et des personnels serait autonome et mutualisée avec des orientations pédagogiques uniformisées.

Dans ce cadre, les directions seraient associé-e-s à l’évaluation des enseignant-e-s dans le cadre des inspections.

La seconde solution envisagée par ce rapport serait celle d’un EPSC (établissement public du socle commun) qui comprendrait un collège et les écoles élémentaires et maternelles de son secteur dont le modèle serait celui de l’organisation des REP +.

Là encore la gestion des moyens et des personnels serait autonome et mutualisée, avec des orientations pédagogiques uniformisées entre l’école et le collège. Une uniformisation qui serait simplifiée grâce au cycle 3 commun à l’école et au collège.
Le troisième scénario serait la transformation des circonscriptions en pôles avec des contrats d’objectifs établis avec les collectivités territoriales.

 Casse des statuts et augmentation des obligations de service

Dans le même temps, le MEN s’attaque aux statuts des enseignant-es du 1er degré comme il l’a déjà fait pour ceux du second degré, en décidant d’augmenter purement et simplement dans un même temps contraint les obligations de service et les missions des enseignant-e-s du 1er degré déjà pléthoriques,

Un certain nombre de missions et d’obligations statutaires des enseignant-es du 1er degré, comme les réunions de liaison entre l’école et le collège, s’inscrivent directement dans le cadre de la réforme du collège.

Cette attaque contre les statuts n’est qu’une illustration supplémentaire de la dérive managériale du MEN et de sa volonté d’augmenter toujours plus les prérogatives de la hiérarchie.

Et ce ne sont pas les quelques miettes de la prime d’ISAE et son hypothétique augmentation annuelle, en échange de régressions statutaires et de la dégradation des conditions de travail des personnels, qui vont améliorer la situation.

 1er et 2nd degré : même combat !

La même logique de territorialisation et d’autonomie est à l’œuvre, aussi bien dans la réforme du collège que dans celle de la réforme des rythmes scolaires ou dans la modification statutaire du second degré : casse des statuts, aggravation des inégalités, augmentation de la charge de travail, division des personnels, multiplication des pouvoirs hiérarchiques, ....

L’ « autonomie » accordée aux établissements (en réalité celle des chef-fe-s d’établissement) généralise la concurrence entre eux, par le même processus qu’ont vécu les universités et les lycées ces dernières années.

Ainsi, le service public d’éducation est peu à peu dérèglementé, l’Etat se faisant désormais le principal agent des politiques libérales.


 Réussir la grève du 26 janvier, un enjeu pour toutes et tous !

Montrons au gouvernement notre détermination et notre refus des contre réformes néfastes.

Nous exigeons des créations de postes à la hauteur des besoins avec :

- Une réduction du nombre d’élèves par classe en école, collège et lycée

- Plus d’enseignant-es que de classes, renforcement du travail en équipe, regard croisé sur les élèves et les pratiques...

- La diminution du temps de travail hebdomadaire des enseignant-e-s : 18 h devant les élèves et 6 h de concertation.



 

Réforme du collège : grève le mardi 26 janvier à l’appel de l’intersyndicale !

Appel des syndicats SNES-FSU/SNEP-FSU/SNFOLC/SNETAA-FO/SFSDPEP-FO/CGT/SNALC/SNCL/SIES/CFE-CGC/SUNDEP-Solidaires/SUD éducation

 Réforme du collège : appel à la grève le mardi 26 janvier

Malgré 3 journées de grève nationales très suivies dans les collèges, une grande manifestation nationale et de multiples actions dans les établissements notamment à l’occasion des journées de formation, la Ministre persiste dans sa volonté de mettre en oeuvre la réforme du collège à la rentrée 2016. De ce fait, elle maintient une situation de blocage qui l’oppose à la majorité des personnels.

Les nombreuses remontées des bilans des journées de « formation à la réforme » qui ont été organisées dans les académies montrent clairement que le refus de cette réforme reste profondément ancré chez les personnels, que les réponses à leurs questions concernant la mise en oeuvre concrète sont floues, imprécises ou dilatoires.

Dans le même temps le ministère ouvre des discussions sur « le bilan des réformes du lycée », tout en annonçant qu’elles ne pourraient déboucher que sur d’éventuels ajustements techniques à la marge. Ces réformes ont été conçues selon les mêmes principes que la réforme « collège2016 »

Sans doute est-ce la raison principale pour laquelle le ministère refuse, de fait, d’en faire un bilan sincère et de discuter de modifications profondes, pourtant nécessaires, dans l’organisation du lycée !

L’intersyndicale réaffirme sa détermination à obtenir l’abrogation de la réforme et l’ouverture de discussions pour le collège sur d’autres bases. Elle appelle les personnels à amplifier la mobilisation :