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Publié : 27 novembre 2015
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QUESTIONS SUR LA RÉFORME DU COLLÈGE

Petit questionnaire élaboré par des collègues du 37 à l’occasion de la "formation" sur la réforme du collège.

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QUESTIONS SUR LA RÉFORME DU COLLÈGE

 Nous nous sommes réunis lundi 23 novembre afin de mettre en commun toutes les questions pour lesquelles nous souhaiterions recevoir une réponse précise de votre part. Pour plus de clarté, nous les avons classées par thème. Nous vous remercions d’avance.

• continuité pédagogique :
 
1. 48 latinistes en 5e et 4e et 49 élèves de 6e et 5e en classe option cinéma : que deviennent ces élèves l’an prochain ? comment justifier cette absence de continuité pédagogique, totalement inédite ?

2. le problème existe-t-il pour les classes CHAC ?

3. réforme pour tous les niveaux en même temps : en LV2, perte pour les élèves actuellement en 5e de 0h30/semaine sur deux ans, soit 36h et de 18h pour les élèves actuellement en 4e. Idem pour tous les élèves en sciences physiques et technologie (perte d’une demi-heure en 3e), pour les élèves actuellement en 4e en français et en maths (perte d’une demi-heure en 3e, soit 18h). Y aura-t-il un dispositif de rattrapage pour ces cohortes sacrifiées ?

4. classes bilangues espagnol et arabe ? quel devenir ? est-ce que les élèves ayant commencé la bilangue en 6e perdent le bénéfice de cette année en étant mélangés avec des débutants ?

5. quel lien est prévu avec le lycée à la fin du cycle 4 ?
Ex : les programmes du latin en 2nde sont-ils adaptés aux "nouveaux programmes" (pas encore sortis !) de l’enseignement de complément du collège ? Un élève qui n’aurait suivi que l’EPI LCA pourra-t-il suivre en latin au lycée ? Certaines matières voient leurs programmes allégés (maths) : les élèves pourront-ils suivre au lycée ?

• cycle 3 :

6. temps de concertation prévu avec les professeurs des écoles ? difficulté de la concertation pour notre établissement, car nos élèves viennent de 6 écoles différentes + les élèves de ces écoles se répartissent dans plusieurs collèges. Pourtant, concertation nécessaire pour la répartition du programme sur les trois ans du cycle 3 : décision à prendre entre toutes les écoles du secteur + tous les collèges du secteur. Quand aurait lieu cette concertation ? en plus du service ? alors personne ne voudra prendre de 6e !

7. un outil informatique est-il prévu pour le suivi des élèves et les progressions de compétences pour lier le primaire et le collège ?

8. les enseignants de collège peuvent-ils être amenés à intervenir au primaire, au sein de ce cycle 3 ? et à l’inverse, les professeurs des écoles peuvent-ils intervenir au collège ?

• EPI :

9. un temps de concertation est-il prévu pour les enseignants afin de construire les EPI ? quand ? car, cette année, nécessité de créer des EPI + refaire tous nos cours puisque les nouveaux programmes s’adressent à tous les niveaux en même temps ! Ce temps de concertation paraît d’autant plus nécessaire que les exemples d’EPI donnés jusqu’à présent lors des formations ou sur les sites académiques sont souvent inconsistants, voire ineptes : faire des éoliennes en papier, se demander si madame Bovary mangeait équilibré, réciter une pièce de théâtre en faisant des pyramides en accro-gym...

10. comment créer des EPI alors que les programmes sont encore des projets et que l’on ne sait pas encore comment les équipes disciplinaires vont décider de répartir les notions entre les différentes années du cycle 4 ? il faudrait donc attendre cette répartition pour imaginer des EPI. De plus, faudra-t-il connaître les programmes de toutes les matières pour proposer des EPI cohérents ?

11. aurons-nous une formation pour cette pédagogie de projet ? quand et de combien d’heures ? la formation sera-t-elle disciplinaire ? Qui bénéficiera de cette formation : tous les enseignants ou seulement les membres du conseil pédagogique ?

12. est-ce qu’un EPI doit être suivi par tous les élèves d’un même niveau ? les élèves peuvent-ils choisir un EPI ? (ex - LCA, pôle sciences s’il devient un EPI, etc.). Incohérence entre les textes (EPI pour tous) et des exemples donnés par la DGESCO où l’on distingue les élèves latinistes suivant l’EPI LCA pendant que les autres suivent un autre EPI...

13. si un enseignant de français par exemple souhaite travailler pendant un trimestre avec le professeur de SVT dans une classe qu’ils ont en commun, est-ce que cela implique que tous les élèves du niveau sont concernés, et donc, tous les collègues de ces matières ?

14. si trois professeurs travaillent sur un EPI d’une heure par semaine, que devient leur emploi du temps, puisque les EPI ne sont pas en HSA ?

15. si un EPI dure un trimestre, est-ce que l’emploi du temps de l’enseignant change à chaque trimestre s’il n’est pas impliqué dans la suite de l’année ?

16. de même, nos élèves ont besoin de repères, qu’ils trouvent au collège grâce à un règlement commun, des EDT stables, des professeurs qu’ils connaissent.
En sera-t-il de même lorsqu’ils changeront d’EDT 2 ou 3 fois dans l’année ? de professeurs en fonction des AP ou EPI ? des salles différentes aussi ?

17. est-il possible de concentrer tous les EPI sur quelques semaines et ne plus en faire de l’année ?

18. le professeur documentaliste pourra-t-il trouver une place au sein des EPI ?

19. les EPI seraient là pour éviter l’ennui chez les collégiens, mais aucun moyen supplémentaire n’est dégagé pour cet enseignement pratique. Sans argent, que faire d’autre que des exposés, journaux de bord ou des blogs ? l’ennui risque de réapparaître rapidement...

20. comment ouvrir à la culture, découvrir le patrimoine, aller à la rencontre d’artistes (Parcours artistique et culturel)... sans budget ?

21. sera-t-il possible de terminer les programmes si 20% des heures disciplinaires sont prises pour les EPI, mais aussi pour l’AP et certains EPI comme LCA, qui ne sont pas disciplinaires ?

22. La ministre annonce que le latin s’adressera à tous les collégiens : cela veut-il dire que l’EPI LCA s’adresse à tous les élèves ? Nous avons 5 classes en 5e, nous devons donc diviser l’année en 5 pour faire tourner les élèves ? mais, dans ce cas-là, il y a contradiction avec les dires de la ministre qui a insisté à plusieurs reprises sur le fait que les heures de latin ne diminueront pas. On ne peut donc envisager, pour respecter cette déclaration, de ne pas proposer l’EPI LCA de la 5e à la 3e. De plus, Madame Robine a clairement affirmé le 26 octobre lors d’un déplacement à La Réunion que le professeur de lettres classiques avait vocation à enseigner l’EPI LCA – puisque LCA ne saurait être que de la civilisation ou un vague saupoudrage d’étymologie, que nous sommes déjà censés faire en français depuis les nouveaux programmes d’avant la réforme. Comment dépasser ces apories ? (cas particulier de notre collège : plus de 26 % des 3e font du latin, quelle que soit leur origine sociale, alors pourquoi détruire ce qui fonctionne avec succès ?)

23. pour avoir le même nombre d’heures promis par la ministre, l’EPI LCA doit se dérouler sur toute l’année, pour tous les niveaux du cycle 4 : est-ce possible, sachant que chaque collégien doit faire 6 EPI (article 6.2 de l’arrêté du 19 mai 2015) ? est-ce que cela compterait comme 3 EPI différents comme cela a été évoqué par madame Robine en mai dernier (statut dérogatoire de l’EPI LCA) ?

24. le choix des 6 EPI retenus se fera-t-il à partir des projets des enseignants ou des nécessités de service ? Les EPI seront en effet définis à la fin de l’année précédente pour la rentrée suivante : les professeurs