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Publié : 7 novembre 2015
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Les photos et article sur le rassemblement du 5 novembre 2015

Environ 80 camarades (dont des délégations de SUD Santé, de SUD Rail, de la FATP-CGT et de LO) se sont réuni-e-s à partir de 12h et ce durant 6 heures afin de soutenir Pascal qui était, une nouvelle fois, poursuivi par la justice.

Voir ci dessous les photos et l’article de la "nouvelle république" du 7 novembre 2015.





Le postier relaxé de nouveau poursuivi


(Photos NR, Patrice Deschamps)

Relaxé – y compris en appel – dans un précédent dossier d’injures, l’ex-secrétaire départemental Sud-PTT comparaît cette fois pour diffamation.

Poursuivi en 2012 pour un article paru l’année précédente dans le journal syndical Sud Versif, Pascal Routy s’est retrouvé, une nouvelle fois, devant le tribunal correctionnel de Tours, jeudi 5 novembre. Non pas pour injure mais pour diffamation (*).

En cause ? Un bref article paru en première page du n° 195 du journal satyrique du syndicat Sud-PTT et mis en ligne le 5 juin 2013.

A l’époque secrétaire départemental du syndicat Sud-PTT 36-37, il avait endossé le rôle de directeur de la publication comme il l’a encore fait hier, aucun article n’étant – par principe – signé dans cet organe collectif.

Un acharnement de la direction, estiment ses soutiens avant le début de l’audience. « Il a été acquitté en première instance à Tours ainsi qu’en appel à Orléans, rappelle Éric Sionneau, délégué départemental Sud-Solidaires 37. Mais la direction préfère budgéter des moyens en procédures plutôt que d’allouer des moyens en personnels. »

Un contexte difficile à ignorer, en tout cas.

La plainte, cette fois, vient de la directrice de l’établissement d’Amboise, nommément désignée dans l’article. Et qui s’est sentie diffamée par plusieurs allégations selon lesquelles elle aurait fait « entrave au droit syndical », « s’émanciperait de toutes les règles » et serait « une vraie rebelle, la mère X… »

Aucun procès-verbal

Ce dernier terme est « une injure, absorbée par le caractère diffamatoire de l’ensemble des écrits », considère l’avocat de la partie civile, Me Bernard Dartevelle (barreau de Paris), en l’absence de sa cliente.

« On peut aller très, très loin, dans l’expression syndicale, mais jamais imputer à quelqu’un des infractions pénales », rappelle-t-il à propos des prétendues entraves alléguées.

Avant de pointer l’absence totale d’éléments permettant à la défense d’étayer ces arguments. Pas un seul procès-verbal du CHSCT, de l’inspection du travail, aucune plainte citation directe ou assignation.

« Sur la précédente affaire, il n’y avait pas de directeur de publication, ce qui est une infraction. Aujourd’hui, il n’y en a toujours pas », alors que la présidente avait attiré l’attention du prévenu sur ce point.

« Trop, c’est trop ! Le dialogue social, pour qu’il existe, doit être respectueux, conclut Me Dartevelle. Ça mérite un rappel à la loi. »

Quid du dialogue social ?

« Mon contradicteur dit que sa cliente aime œuvrer dans le sens du dialogue social ?, relève, en défense, Me Guillaume Pillet, aux intérêts de Pascal Routy. Pourtant, elle-même avoue n’avoir " tenté aucun rapprochement ", affirmant que, " de toute manière, dans ce syndicat, personne n’est responsable de rien ". » « Toutes les organisations syndicales s’offusquent des relations avec Mme X… », poursuit-il, avant d’ajouter que la réorganisation initiée depuis plusieurs années par La Poste « est faite en dépit du bon sens, sans se soucier de la santé des personnes et au mépris des problèmes de souffrance au travail. » Et de citer l’inspectrice du travail : « Vous êtes en train de reproduire à Amboise ce que vous avez fait à Marceau. »

Estimant, arguments à l’appui, qu’il n’y a, dans l’article incriminé, qu’une succession de vérités, Me Pillet ne peut que plaider la relaxe.

Le tribunal rendra son délibéré le 17 décembre à 13 h 30.

(*) Suivant la tradition en matière de diffamation, le ministère public s’en rapporte au tribunal.

Olivier Brosse

Voir en ligne : http://solidaires37.org/spip.php++cs_INTERRO++ar...