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Publié : 6 octobre 2015
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Enseignements artistiques : les commentaires des professeur-e-s à notre enquête

Après avoir fait une enquête sur les enseignements artistiques qui nous a permis de cerner les problèmes que rencontrent les collègues, la fédération SUD éducation a adopté des revendications pour les enseignements artistiques, que vous pouvez lire ici

Les commentaires qui accompagnent les réponses des questionnaires, nous semblent tout aussi importants. Ils donnent une photographie de ce que nous vivons en tant que professeur.e.s, en général et bien entendu dans notre spécificité d’enseignant.e.s artistiques.

Nous vous proposons donc une lecture de quelques-unes de ces expressions au travers de ce « nuage de mots » : les expressions du 1er degré sont en noir, celles du collège en rouge, celles du lycée, en vert.

Lire aussi :
- les résultats de l’enquête
- nos positions sur les parcours artistiques et culturels

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 Partenaires culturels


« A cause du coût des intervenants et des baisses des subventions DRAC, je fais quasi moitié moins d’interventions de professionnels qu’il y a 10 ans ».

« L’Éducation Nationale limite le nombre d’heures d’intervenants en maternelle à 8 heures par an !!! »

« Pour obtenir un intervenant musical au niveau de la communauté de commune, il nous faut remplir un formulaire de plusieurs pages ("un projet") qui est ensuite soumis à une commission pour attribution. En maternelle, depuis 2 ans, limite fixée à 6 séances par intervenant et par classe (et pas de possibilité de dédoublement) : les demandes ont chuté drastiquement (personnellement, je boycotte)... ».

« Un ou des intervenant(e)s plasticien(ne)s devraient être présent(e)s dans l’école à temps plein ».

« Nécessité pour moi d’avoir l’aide d’un intervenant extérieur en musique (et non un conseiller pédagogique spécialisé), pour un enseignement de qualité ».

« Pas de possibilité, selon la mairie et l’IEN, d’avoir un budget pour un intervenant extérieur en maternelle, c’est dommage. Je ne suis pas à l’aise avec ces pratiques que je pense pourtant fondamentales pour les enfants. J’aimerais bénéficier de formations de qualité dans ces domaines ».

« Pour la dumiste qui intervient certaines années sur certains projets (conte musical par exemple), je ne sais pas ce qu’il en est de sa rémunération. Par contre, il est à craindre que son intervention bascule sur le temps des TAP... ce qui annihilerait toute la dimension transdisciplinaire (production du conte et des chansons, décors...)

« Nous manquons d’informations sur des aides financières que nous pourrions obtenir pour payer des intervenants. L’année dernière, pour un projet théâtre, l’Essonne ne propose plus de projet PAC pour l’élémentaire. »

« Un ou des intervenant(e)s plasticien(ne)s devrai-ent être présent(e)s dans l’école à temps plein ».


« Ce qui me pose d’abord problème c’est que nous n’avons plus de budget pour mettre en place des interventions avec/par des partenaires artistiques ».


« La plus grande difficulté est de réunir le budget nécessaire et d’avoir un apport financier pérenne de la part des collectivités et de l’éducation nationale, sachant que la DRAC ne participe pas financièrement. D’autre part, la constitution d’un dossier pour l’ouverture d’une classe à horaires aménagés « théâtre » s’est avérée longue et difficile ; nous avons manqué de réponses claires à nos questions concrètes. Nous venons d’obtenir une réponse positive après 3 ans d’attente ».



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 Histoire des arts


« L’ajout de l’histoire des arts qui est une discipline historique et non artistique, est encore un moyen de limiter notre liberté pédagogique. Les buts d’une discipline artistique et d’une discipline historique sont différents ».

« Etant dans une zone géographique excentrée de la capitale régionale, il est plus difficile d’emprunter du matériel pédagogique au CRDP, notamment les reproductions d’œuvres sur posters qu’il est impossible d’emprunter en navette. Les études d’œuvres se font donc sur de petites reproductions, ce qui ne permet pas une véritable observation ».


« L’histoire des arts n’a pas été pensée en rapport aux programmes d’arts plastiques et tombe comme un cheveu sur la soupe. Elle demande en outre une concertation importante pour que ce soit intéressant, donc du travail en plus et du temps pris hors-service ».


« Faut-il un examen HDA ? L’interprétation des textes officiels « Histoire des arts », rend très inégalitaires l’organisation et la préparation à l’examen. Toutes les matières ne se sentent pas concernées par cette préparation. La demande institutionnelle ne fait reporter le travail que sur quelques un-e-s. Le professeur d’Arts plastiques maîtrise l’histoire des arts puisque la pratique artistique et l’enseignement de cette pratique sont transdisciplinaires. Comment parler d’une œuvre si nous ne connaissons pas le monde qui l’entoure et comment faire œuvre sans avoir vécu le monde ? ».



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 Horaires

« Etant en maternelle, je n’ai pas de difficulté à inclure l’enseignement des activités artistiques dans mon emploi du temps. Ce n’est pas du tout le cas de mes collègues qui doivent composer avec les programmes beaucoup trop chargés ».


« Je pense que pour une grande majorité d’entre eux, les élèves apprécient les enseignements artistiques et souhaiteraient pouvoir y consacrer plus de temps (ils sont un contrepoint à un savoir enseigné qu’ils ressentent bien souvent comme un savoir trop abstrait et auquel ils ne donnent pas toujours de sens...) ».


« La diminution des horaires en bac pro pose de sérieux problèmes au niveau de la mise en pratique du programme et de l’ouverture culturelle et pour l’organisation des déplacements extérieurs (1 heure au lieu de 2 auparavant), ceci explique aussi pourquoi certaines classes du LP ne prennent pas toujours cette discipline au sérieux ».


« Depuis la réforme du bac pro 3 ans, notre matière « arts appliqués » en lycée pro a été réduite à peau de chagrin en termes d’horaires alors que les ambitions des référentiels ont été augmentées ».


« Cette année, nous sommes encore à 6 heures pour les secondes (2 professeurs sur 3h). Mais l’année prochaine, les textes vont être appliqués : 1h30. Comment réaliser des films et même aller à une séance de cinéma ? ».


« Le rectorat de Toulouse ne finance plus les options facultatives et ne finance qu’une option de spécialité de 3H par classe de 1ère et TL. Du coup, nous devons fonctionner sur les heures d’autonomie de l’établissement pour proposer le cinéma facultatif (nous arrivons à maintenir 3H d’option fac de cinéma en 2nde et 2H en 1ère/Terminale -regroupés, mais pour combien de temps ?) ».



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 Effectifs


« Je manque de place et je trouve qu’il est épuisant de gérer une classe de 26 élèves pendant cette activité ».


« Difficile pour moi d’enseigner les arts plastiques : 27 élèves, problèmes d’organisation matérielle dès qu’on veut utiliser de l’encre ou de la peinture, le local de matériel qui devient facilement un vrai bordel... Parfois, je me dis que les heures de blabla seraient mieux employées à réinstaller les lieux, réfléchir au matériel et prévoir des séances ; les arts plastiques seraient moins stressants... ».


« L’augmentation constante des effectifs par classe est tout particulièrement pesante dans une discipline où les élèves sont souvent « en mouvement" et en échanges de points de vue dans les travaux d’expérimentations en groupe. Augmentation pesante également pour un professeur qui doit gérer, de fait, de plus en plus d’élèves (500 et parfois plus) ».


« Avec l’Éducation musicale, les professeurs d’Arts plastiques sont de véritables Stakhanovistes de la production plastique et de l’évaluation, sauf qu’il n’y a même pas de tableau d’honneur (tant mieux d’ailleurs). 18 fois 25 élèves (dans le meilleurs des cas) = 450 élèves par semaine ! Avec un minimum de 3 notes par élève et par trimestre = 1350 notes (ou évaluations) à taper pour le bulletin... Je ne parle même pas des appréciations élèves et classes. A l’année, c’est 4050 notes, 1350 appréciations élèves et 54 bilans classes. Qui dit mieux » ?


« Il n’est pas possible de travailler dans nos matières avec 30 élèves. D’où grande fatigue et frustration de ne pouvoir apporter aux élèves ce qu’on souhaiterait leur donner ».


« Quantité de classes trop importante ne permettant pas de connaître correctement les élèves » !


« La disparition de la seconde de détermination et les modalités de recrutement insuffisantes en enseignement d’exploration art du spectacle, rendent difficile l’accès aux spécialités artistiques du bac L. le recrutement au niveau de la première repose sur le bouche à oreille. Nous luttons en permanence pour maintenir nos enseignements alors que les élèves sont là, que la qualité et les bénéfices de ces enseignements sont là ».


« La réforme des lycées a changé considérablement le recrutement des élèves. L’aspect dérogatoire, dans mon lycée, de l’enseignement d’exploration arts du spectacle, impose un nombre d’élèves plus désireux de contourner la carte scolaire que de se former et de s’ouvrir aux arts vivants. La danse en seconde en matière facultative ne draine plus des élèves motivés dans un projet littéraire, et il y a, du coup, une grande perte des effectifs en 1ère et terminale. Très peu d’élèves arrivent en 1ère pour la spécialité : problèmes liés à l’internat qui est déjà plein et au fait qu’il est difficile pour les internes de quitter le lycée où ils ont fait leur seconde et ont construit déjà un tissu amical ; le fait que l’enseignement facultatif en danse ne soit pas enseigné en 1ère et terminale, empêche une vraie valorisation de la danse ».


« La principale revendication concernerait le mode de recrutement ; le recrutement en spécialité est un réel problème face au recrutement par Effelnet en seconde (qui permet à certains élèves de déjouer la carte scolaire en s’inscrivant en seconde d’exploration, sans réelle motivation) ; pas de consultation d’un dossier concernant les pratiques artistiques de l’élève. La section littéraire est encore trop mal considérée par les parents... Pourquoi ne pas envisager l’ouverture à d’autres sections ? Un manque d’information sur la réelle formation et l’épanouissement des élèves par la danse est à relever ; on aurait besoin d’aide à cette information lors des orientation ».



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 Souffrances au travail


« Difficile pour moi d’enseigner les arts plastiques : 27 élèves, problèmes d’organisation matérielle dès qu’on veut utiliser de l’encre ou de la peinture, le local de matériel qui devient facilement un vrai bordel... Parfois, je me dis que les heures de blabla seraient mieux employées à réinstaller les lieux, réfléchir au matériel et prévoir des séances, les arts plastiques seraient moins stressants »...


« Je travaille dans 2 établissements : organisation de « fou » (matos, etc.), investissement impossible, temps d’accrochage impossible, temps de réunion impossible, pose de midi impossible. Partage de la salle : travaux abîmés, matériel disparaissant, tables mal disposées, un seul robinet pour trente élèves, stress maximum. Pas le temps de coopérer avec les collègues, d’organiser des sorties, pas de salle informatique disponible, pas les bons logiciels, pas de place dans le gymnase pour pratique corporelle artistique … »


« Trop de bruit, de stress et de tension nerveuse avec classes non dédoublées et élèves agités, sans soutien extérieur et avec des pressions diverses et contradictoires !!! »


« Conditions difficiles : équation impossible entre horaires et effectifs trop importants, manque de moyens de fonctionnement ».


« Cependant, ce sont des enseignements qui sont très chronophages pour les enseignants : rendez-vous avec les artistes, les structures, stages de pratique pour les élèves, représentations de leurs travaux, sorties pour des spectacles en soirée, etc...Toutes ces heures supplémentaires ne sont bien sûr ni rémunérées ni l’occasion de décharges d’heures ».


« Les enseignements de cinéma audiovisuel sont très chronophages pour les élèves comme pour les enseignants : c’est un problème accentué souvent par des horaires livrés aux contraintes des dgh : faire 2 heures en option fac au lieu de 3 heures suppose des conditions de travail caractérisées par le stress, un travail compressé. La pratique de l’activité audiovisuelle suppose aussi des groupes de réalisation, donc des groupes de 4 personnes souvent. Du coup, la réalisation de courts-métrages dans un établissement, relève d’un marathon, si le groupe classe est composé de quinze à vingt élèves. Il faut sans cesse sur les heures de pratique se déplacer d’un groupe à l’autre. L’encadrement de l’enseignant n’est pas suffisant. A minima, cela nécessite la présence d’un assistant technique, qui aura distribué par ailleurs le matériel en début de séance, et le récupérera en fin d’activité. Les tournages de BAC, à moins de laisser les élèves en autonomie, entraînent des heures de bénévolat exponentielles, et des situations de stress. Bref, cette option ou spécialité demande des moyens, du soutien ! Cela demande aussi du matériel... ».


« Le nombre d’élèves par classe est trop élevé pour les activités artistiques (surtout vidéo, peinture, modelage) je manque d’outils numériques (tablettes, logiciels, appareils photo/vidéos, au moins 10) ; de plus, ma salle n’est pas dans l’obscurité et je n’ai pas d’écran, pas pratique pour la diffusion des images... Je passe énormément de temps à corriger (30 minutes/classes) et à préparer mes sorties pédagogiques, les interventions avec les artistes/ conseil général. Et pendant la période des conseils de classes, je suis au bord du burn out... »


« Le nombre important d’élèves est une grande source d’épuisement. Il faudrait davantage de temps par classe ».


« Il me semble que toutes les tâches liées à ces postes sont énormes, et très diversifiées, et qu’elles nécessitent au moins deux heures de décharge, et un niveau de rémunération bien meilleur. Rien ne distingue au point de vue du service et du salaire un enseignant qui sacrifie beaucoup de son temps personnel pour que son enseignement ait lieu correctement, d’un enseignant dans une matière plus classique. A titre personnel, je travaille en moyenne 45 heures par semaine, mais lors d’événements particuliers, il m’arrive de travailler jusqu’à 60h par semaine, sans inclure les temps de spectacle où j’accompagne les élèves ».


« Les conditions d’exercice en spécialité Art Dans