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Publié : 6 juillet 2015
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Névrose traumatique ou de stress post-traumatique

source : http://www.souffrance-et-travail.co...

La Névrose Traumatique

La névrose traumatique peut être possible dès le début de
l’entretien si le patient est encore en situation de maltraitance au
travail. L’effraction psychique peut resurgir avec l’évocation de
l’activité de travail.

Si le procédé de maltraitance perdure et si un réseau de coopération
ne se crée pas autour du salarié concerné, les signes cliniques
apparaissent. La forme la plus grave correspond au tableau de névrose
traumatique et s’apparente au syndrome de stress post-traumatique.

La névrose traumatique survient dans des situations où le sujet vit
une menace, réelle ou ressentie, contre son intégrité physique ou
psychique. Elle correspond à un débordement de l’appareil psychique qui
pris par surprise, ne peut solliciter des mécanismes de défense
adéquats. Il existe pour chacun d’entre nous des circonstances
spécifiques capables en raison de leur signification, de déclencher une
névrose traumatique. Il n’y a pas de proportionnalité objective entre la
gravité de la situation et la gravité du tableau clinique.

La névrose traumatique se caractérise par son début, dans les suites
immédiates de la situation de travail ayant valeur de traumatisme.

 

Tableau clinique de névrose traumatique ou de stress post-traumatique (PTSD dans le DSM IV)

- L’angoisse du patient harcelé est subaiguë avec des manifestations
physiques : tachycardie, tremblements, sueurs, boule œsophagienne.

- Affects de peur ou de terreur sur le chemin du travail, état de qui-vive

- Le retour en boucle des scènes traumatisantes s’impose au patient et les lui fait revivre.

- Les attaques d’angoisse surgissent spontanément, déclenchées par
une perception analogique avec tel ou tel détail cardinal de la scène
traumatique. : Bruit, couleur du mur, mimique d’une personne présente,
odeur particulière.

- Les cauchemars intrusifs apparaissent, entraînant le réveil immédiat en sueurs, en criant.

- L’insomnie réactionnelle devient le moyen de bloquer la survenue
des cauchemars intrusifs. L’insomnie, la fatigue, la lutte contre les
crises d’angoisse génèrent un repli social, affectif et sexuel majeur,
une altération progressive de l’état général, sur tous ses versants,
somatique, cognitif, psychique.

- Pleurs fréquents

- Restriction de la vie sociale et affective

- Dépression

- Les atteintes cognitives sont toujours présentes : perte de mémoire, troubles de concentration, de logique.

- Les atteintes psychiques entraînent : la perte de l’estime de soi,
un sentiment de dévalorisation, de perte de ses compétences, un
sentiment de culpabilité, une position défensive de justification, un
effondrement anxio-dépressif, pouvant mener à un état d’angoisse
paroxystique à évolution suicidaire.

- Raptus suicidaire

- Les atteintes somatiques sont le signe de l’atteinte des défenses
immunitaires après l’effondrement des défenses psychiques. Elles sont de
gravité croissante suivant la durée de la situation :

* perte ou prise de poids importantes,
* atteintes de la sphère digestive,
* atteintes de la sphère cardiaque,
* atteinte de la sphère gynécologique chez les femmes (aménorrhées, métrorragies, plus graves encore, cancers du col, de l’ovaire, de l’utérus.)

Dans la perspective psychosomatique, la décompensation témoigne
généralement de la faillite des possibilités de représentation, du
débordement des capacités de liaison de la psyché, d’une situation
d’impasse pour le sujet. « La somatisation est le processus par lequel
un conflit qui ne peut trouver d’issue